L’auto-détermination n’est pas un crime alors libérez les prisonniers politiques catalans

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Mardi 12 février 2019, Aujourd’hui s’ouvre à Madrid, le procès de douze leaders catalans jugés pour avoir organisé le référendum d’auto-détermination du 1er octobre 2017. Sur le banc des accusés, figurent des responsables associatifs, des ministres et des députés démocratiquement élus de la Generalitat de Catalogne. Inculpés par le parquet pour rébellion, sédition ou détournement de fonds, les prévenus catalans, incarcérés pour certains depuis plusieurs mois à des centaines de kilomètres de leurs familles, risquent jusqu’à 25 ans de prison.

Ce procès, injuste est en fait un procès politique de l’État espagnol, soutenu par l’extrême-droite nationaliste contre le peuple catalan et son aspiration à choisir librement son avenir car :

les chefs d’accusation ont déjà été écartés par la justice allemande, belge, écossaise et suisse lors de l’examen du mandat d’arrêt européen lancé contre Carles Puigdemont;

le parquet est composé de magistrats nommés sur proposition du Gouvernement espagnol;
le parti d’extrême-droite « Vox » s’est constitué partie civile ;
Régions et Peuples Solidaires apporte sa totale solidarité aux prisonniers politiques catalans et réaffirme que l’auto-détermination n’est pas un crime mais un droit universel, reconnu par le droit international et notamment l’ONU. R&PS demande la libération immédiate des prisonniers politiques, l’abandon des poursuites pénales à leur encontre comme envers les responsables en exil ainsi que la relance d’un processus politique permettant de répondre à l’aspiration d’auto-détermination de la Catalogne.

 

Gustave Alirol, président de Régions et Peuples Solidaires

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