Lancement de la campagne “Plastiques : Une bouteille à la mer ?”

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Mardi 5 mars 2019, En amont des débats entourant l’adoption du projet de loi sur l’économie circulaire, Agir pour l’Environnement lance une vaste campagne intitulée « Plastiques : Une bouteille à la mer ? », visant à obtenir l’interdiction des plastiques à usage unique et la mise en œuvre d’une véritable politique de prévention de la mise sur le marché des emballages plastiques.

 

 Ceci passe notamment par la mise en place d’une expérimentation d’un retour de la bouteille en verre consignée. Chaque année, près de 5 milliards de bouteilles plastiques finissent incinérées, mises en décharge ou au bord d’une route, dans un sous-bois ou dans un cours d’eau !

Alors qu’en dehors des bouteilles et flacons, seuls 3% des plastiques triés sont réellement recyclés, force est de constater que l’objectif du projet de loi sur l’économie circulaire d’un recyclage à 100% des plastiques est au mieux une illusion, au pire une volonté maladroite de verdir le secteur de la plasturgie et de l’industrie agro-alimentaire.

Ce que le gouvernement nomme maladroitement une économie circulaire est au mieux un dernier tour de piste avant la mise au rebus définitive. La deuxième vie d’une bouteille plastique sous forme de fibres textiles se traduit par une contamination massive des eaux de lavage. En effet, laver quatre kilogrammes de vêtements en polyester peut conduire à la dissémination de plus de 700 000 micro-fibres synthétiques dans l’environnement. En fin de vie, les polaires et autres vêtements synthétiques deviennent des déchets ultimes dont la seule issue est actuellement l’incinération.

Face à cette contamination de l’environnement, il n’y a rien d’étonnant à constater que les selles humaines concentrent jusqu’à neuf types de plastiques et que les océans deviennent progressivement une soupe de plastique remplaçant progressivement le plancton.

Dans le cadre de la campagne « Plastiques : Une bouteille à la mer ? », Agir pour l’Environnement demande également la mise en place d’un registre permettant de connaître précisément la composition des plastiques avant de généraliser le recyclage. Rien que pour les plastiques à usage alimentaire, l’Europe autorise 582 molécules différentes, plastifiant, colorant, retardateur de flamme… L’association Agir pour l’Environnement s’interroge sur le devenir de ces additifs et le risque de réintroduire, via le processus de recyclage, des substances désormais interdites (comme le Bisphénol A par exemple).

Cette campagne prend la forme d’un document de campagne imprimé à 50 000 exemplaires et cible le ministre de l’Ecologie et la secrétaire d’Etat en charge de l’Ecologie.

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