Nantes : plus de 6 heures de garde à vue pour une action non-violente

Nantes, jeudi 21 mars 2019, Une militante non-violente du GIGNV, groupe local du réseau Action non-violente COP21, a été placée en garde à vue pendant six heures. Trois autres membres du GIGNV ont été convoqués par la police et ont été entendus en audition libre. La police les soupçonne d’avoir participé à l’action de réquisition de portrait présidentiel #SortonsMacron à la mairie de Saint-Sébastien-sur-Loire. Une action symbolique et non-violente qui pointe l’absence de mesures de l’exécutif français pour respecter l’accord de Paris et la justice sociale.

 

Steffie Kerzulec, une membre du GIGNV, a été interpellée par la police sur son lieu de travail à 9h45, emmenée à son domicile pour perquisition, puis placée en garde à vue au commissariat où elle est restée plus de six heures. Un comité de soutien s’est formé devant le commissariat ce midi. Les policiers ont convoqué trois personnes de ce comité de soutien et les ont interrogées avant de les relâcher. Il semble que la police cherche le portrait du président Macron qui a été réquisitionné le 4 mars.

Dans le même temps, ce matin, 10 autres personnes (2 à Ancenis, 4 en Haute-Savoie, et 4 à Paris) ont également subi audition, perquisition et/ou garde à vue, rejoignant la trentaine de citoyennes et citoyens déjà auditionnés suite à la campagne d’actions #SortonsMacron. Depuis les premiers décrochages de portrait le 21 février, 26 réquisitions ont eu lieu au Pays basque, en Alsace, en Haute-Savoir, dans le Beaujolais, dans plusieurs mairies de Paris, à Lyon, Paris, Orléans… Les 4 personnes de Paris sont encore en garde à vue à cette heure ; parmi elles figure le youtubeur Vincent Verzat (de Partager c’est sympa).

Ces actions symboliques et non-violentes visent à rappeler que le gouvernement ne respecte pas les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat (trajectoire 1,5 °C). Il n’a apporté aucune réponse satisfaisante aux 2,1 millions de personnes qui soutiennent le recours de l’Affaire du siècle. Au lieu d’agir pour le climat et la justice sociale, l’État répriment les mouvements citoyens.

« Nous remercions les citoyennes, citoyens et organisations qui nous ont témoigné leur solidarité, a indiqué Rémi Donaint, membre du GIGNV. Nous sommes prêts à assumer nos actions non-violentes, même si nous devons mettre en jeu notre responsabilité. Nous trouvons inadmissible que les pouvoirs publics utilisent les forces de l’ordre pour réprimer des activistes de la justice sociale et climatique, mais ne fassent rien pour éviter le chaos que nous promet un réchauffement global de 3°C ».

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