NDDL : Les pratiques que le conseil départemental ne pourra empêcher demain dans le bocage.

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Mercredi 1er mai 2019,Haies arrachées et prairie passée au glyphosate en bordure de zad : comme nous le soulignons dans un communiqué envoyé en début de semaine, le conseil départemental n’a pas souhaité se donner les moyens, lors de la signature d’une première série de baux agricoles, d’empêcher des formes d’agriculture qui dégradent le bocage de Notre-Dame-des-Landes. Voir : https://zad.nadir.org/spip.php?article6491

Il suffit de se promener à l’est de la zad ces derniers jours et d’observer les pratiques de certains des membres de l’Amelaza – association des agriculteurs qui avaient vendu leurs terres à l’Etat et qui ont profité de l’abandon pour s’agrandir – pour voir à quel point nos craintes sont malheureusement fondées. Comme en témoignent ces photos prises entre la Grande Noé et Chavagnes (côté nord de la route Boissière-Curette), un membre éminent de cette association a par exemple détruit au manitou puis incendié une haie et en a drastiquement réduit une autre sur une parcelle (ZK71) située en bordure de zad et ce en pleine période de nidification. Au niveau de l’ex-barreau routier, il a aussi passé au glyphosate une prairie (parcelle ZK 14) qui irradie maintenant d’un orange caractéristique. Les parcelles 14 et 71 sont mitoyennes du secteur 17 « le ruisseau de curette », considéré à enjeu fort dans le diagnostic agro-environnemental. Elles sont situées sur la trame verte et bleue du PLU actuel de Treillères. Les intrants chimiques vont vers le ruisseau.

Nous réaffirmons avec d’autant plus de force que toute nouvelle attribution de terres doit être accompagnée d’un bail à clauses environnementales de niveau 2 (respectant a minima une agriculture biologique). Cela doit être le cas non seulement pour les nouvelles installations qui suivraient des départs en retraites mais aussi sur l’ensemble des « terres non historiques » sur lesquelles pourront être signées demain des baux. Si le CD44 n’accompagne pas cette évolution, nous continuerons à le faire par nous-mêmes, comme c’est le cas depuis des années, avec le mouvement pour une terre en commun sur le territoire de la zad.

Ce que nous tentons de construire ici résonne pour nous avec l’ensemble des luttes face à un monde en voie d’être détruit par la folie économique et par l’instrumentalisation morbide de notre rapport au vivant. Depuis l’expérience de la zad, nous appelons donc à rejoindre la grève mondiale pour le climat du 24 mai à Nantes pour montrer qu’il faut répondre à la crise planétaire entre autre par une évolution concrète des pratiques agricoles à côté de chez nous. Nous continuerons à défendre sur la zad une agriculture paysanne et un territoire habité où l’on puisse réellement prendre soin de la biodiversité et des enjeux sociaux qui y sont liés.

1 COMMENT

  1. L’expression “réchauffement climatique” devenue générique, hégémonique et en particulier vide de sens, devrait être remplacée ou étoffée de vraies solutions, comme l’arrêt total de tous pesticides et une taille de parcelle maximum ( par exemple : 4ha) et obligatoirement entourée de haies de 4 mètres de large sur talus, et ceci sur tous le territoire français. Il faut réorganiser des “remembrements” à l’envers et recréer un bocage, 4 ha me semble être une surface raisonnable pour le matériel agricole qui n’aurait plus besoin d’être toujours plus gros, engendrant une adaptation des parcelles et donc la destruction massive du bocage.

    Voici une vraie solution environnementale, la biodiversité serait protégée, la production agricole ne serait pas diminuée, les paysages seraient beaux et agréables, la pollution serait contenue.

    Pourquoi toujours évoquer ” le réchauffement climatique” comme un enjeu complexe et long. Des mesures simples et rapides peuvent être appliquées.

    L’automobile est aussi un vrai sujet, source de pollutions multiples et vecteur également de l’anéantissement de la faune sauvage. Une solution simple pourrait être apportée. La généralisation du train le long de toutes les routes françaises importantes, avec des gares au niveau de chaque communes et la construction obligatoire des industries à proximité de ces gares.
    Impossible diront certains.
    En effet, avec l’unique exploitant qu’est la SNCF, ce n’est pas possible : retraite à 52 ans et 15 heures de travail par semaine pour certains, les conditions de compétitivités ne sont pas réunies. Privatisons totalement le réseau ferré et supprimons le monopole.
    Les trains, concept RER, seront majoritairement utilisés et l’automobile réduira considérablement son impact négatif sur l’environnement.

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