Diwan m’a tueR.

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Dimanche 9 juin 2019, communiqué de presse de Bertrand Deléon.

Depuis plusieurs semaines, mon nom est jeté en pâture dans les médias. Aujourd’hui, je suis obligé de réagir. Ma vie professionnelle, personnelle, mes engagements politiques font l’objet d’un triste mélange public qui profite à certaines personnes malveillantes. Je ne souhaite pas être victimisé mais je me dois de me défendre face à une véritable cabale à mon encontre.

Professeur des écoles diplômé, exerçant à l’école Diwan de Vannes, j’ai été condamné en première instance à 6 mois de prison avec sursis et à 800 € à verser à la famille d’un élève. Ce dernier avait un hématome à un bras à la suite de deux altercations dans la cour de l’école entre élèves, le 1er juin 2018. Je suis accusé d’avoir serré le bras de l’enfant. Je fais appel de cette condamnation.

Depuis, la diffamation à mon égard n’a de cesse de croître et s’apparente à du harcèlement : parents et enfants subissent un véritable lavage de cerveau en mon absence. De longues réunions pour faire basculer l’opinion sont organisées dans l’école par la directrice, le président de l’association des parents d’élèves et sa femme, aide scolaire dans ma classe. L’objectif est presque atteint : selon les retours, une véritable trans collective s’empare des personnes ainsi influencées chaque jour. On m’attribue des paroles, des gestes, des attitudes que je n’ai jamais tenus.

Il est temps de revenir au bon sens : ce sont ces faux témoignages qui ont influencé le tribunal. Démontrer un faux témoignage est un exercice périlleux. J’invite tout un chacun à se souvenir de la réalité de la classe, de la joie des enfants pour aller à l’école et de l’épanouissement de mes anciens élèves. Il y aura comme partout des mécontents mais la très grande majorité des parents et enfants passés par ma classe durant des années n’en ont pas gardé un mauvais souvenir, bien au contraire…

Nous avons affaire à un endoctrinement, qui rappelle les manipulations dignes de dérives sectaires, dans un établissement qui n’en est pas à son premier coup d’essai. La directrice du réseau va jusqu’à écrire à chaque parent et chaque salarié pour enfoncer le clou à mon sujet et voler au secours de la directrice de l’école. Pas un seul mot de soutien à l’enseignant dont la vie bascule. A l’extrême, la directrice du réseau Diwan réclame pour la seconde fois ma suspension sans entretien.

Je ne suis pas suspendu et toujours titulaire de mon poste. Néanmoins, ce jour, la directrice de l’école me demande de rendre les clefs de l’école pour les transmettre à une remplaçante. Ma classe fut retournée et vidée ces derniers jours afin de bien accroître la pression psychologique. La situation est kafkaïenne et à la mesure des paroles délirantes que certains colportent actuellement.

5 COMMENTS

    • Un communiqué de presse (CDP) est un document court, envoyé aux journalistes dans le but de les informer d’un événement. Le communiqué de presse est destiné à être repris en tout ou en partie. Il n’a pas vocation à être neutre puisqu’il est écrit par une personne physique où morale dans le but de faire passer son message.

      Ce texte est un communiqué de presse. Il a été diffusé dans son intégralité, sans retouche.

      La position de 7seizh est donc la neutralité et le respect de la liberté d’expression.

  1. Je ne connais pas les histoires en question à Vannes, mais pour avoir travaillé dans une autre école Diwan ailleurs, je peux témoigner que tout ce qui s’y passe n’est pas toujours tout rose… j’ai moi-même subi du harcèlement de la part de certains de mes collègues, sans aucun soutien de la hiérarchie. J’ai pu voir de l’intérieur le gros soucis des écoles du réseau : les employeurs sont des parents d’élèves comme vous et moi, sans aucune formation particulière pour diriger du personnel, encadrer une école, et cela est forcément difficile de rester objectif quand on a des enfants dans la place, donc de l’affectif, des émotions… et il s’agit souvent d’un bande d’amis, il y a beaucoup de copinage… et quand on ne fait pas partie du club, la vie peut être dure ! Enfin, j’ai été sidéré par le peu de parents s’intéressant réellement au breton et faisant l’effort de parler avec leurs enfants…. d’ailleurs, si les gens étaient vraiment convaincus, ils seraient capables de créer de vraies écoles hors contrat, avec un bon enseignement libre, de mettre la main au porte-monnaie, au lieu d’attendre une école gratuite comme les autres écoles publiques avec les compromissions avec l’Etat jacobin que cela implique…. Diwan vivotera toujours, c’est dommage.

  2. Ce genre de cabale organisée a toujours existé dans les associations de gauche associées à la bien-pensance ambiante, associations et partis auxquelles j’ai adhéré très tardivement, pardonnez mon manque de discernement, mais probablement aussi dans les groupes et groupuscules de droite d’une manière certainement plus gauche ou maladroite, moins subtile dirions-nous. Bon courage à Bertrand.

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