Parti Breton : grèves dans les services d’urgences, quelle politique de la santé ?

 

 

 

Tout d’abord, le Parti Breton souhaite réaffirmer son soutien aux personnels hospitaliers ainsi qu’aux patients dans ce juste combat.

Au moment où on assiste à des grèves dans les services d’urgences, le Parti Breton souhaite s’exprimer sur un sujet qui préoccupe les Bretonnes et les Bretons.

Pour bien comprendre les problèmes que traversent les urgentistes il faut au préalable pointer les défaillances de l’Etat français dans la maîtrise de la démographie professionnelle:

  • Le numerus clausus imposé par l’Etat dès 1972 (et non 1990!!). Cela relève de la responsabilité de l’Etat. Il s’ensuit une absence de recrutement des enseignants et des effets à 10 ans (temps de formation des médicaux)
  • Les conclusions erronées des statisticiens (INSEE) sur la santé : si la santé s’améliore, il nous faut moins de médecins, donc un budget santé moindre
  • Le tout  « service public » avec ses conséquences: persécution (fiscale et autres!!) des cliniques, en fait suppression de toute forme de concurrence possible
  • Une absence de stratégie des urgences

Les problèmes qui sont exprimés par les personnels de santé dans les services d’urgences sont l’arbre qui cache la forêt et doivent être traités d’une façon globale.

Le Parti Breton se mobilise pour rompre avec la conception française de la santé, centralisatrice et hyper administrative. Il est nécessaire de mettre en place un système plus démocratique, participatif et responsable.

Le Parti Breton compte mettre oeuvre et reconnaître l’implication de chacun notamment par l’éducation à la santé, l’hygiène de vie, l’alimentation…

La santé est un état d’équilibre de l’être humain vers lequel doivent s’orienter les efforts en matière de santé.

Pour résoudre le plus largement possible les problèmes de la santé en Bretagne, le Parti breton veut mettre en place :

  • Dans le cadre d’une consultation, donner la possibilité au médecin de facturer la consultation  diagnostic et les soins pratiqués à part….  Et non de facturer un acte global
  • Mieux rémunérer les déplacements des médecins pour les visites à domicile
  • Organiser les soins primaires par la création de centres médicaux de proximité comprenant des médecins généralistes, des spécialistes, des chirurgiens-dentistes, des acteurs paramédicaux, des acteurs sociaux, des acteurs administratifs
  • Résoudre le problème de la répartition des médecins en Bretagne par des mesures incitatives pour l’installation en milieu sous médicalisé (taxe foncière diminuée, prime à l’installation, loyers attractifs des locaux professionnelles, participation aux charges…)
  • Mettre en place une politique des soins
  • Une politique du médicament
  • Une accessibilité aux soins

Cela coûtera moins cher que la nomination d’une commission de hauts fonctionnaires et des fonds débloqués pour des services d’urgence dans quelques mois.

Si nous voulons maintenir un service public hospitalier de qualité, une solidarité face aux aléas de santé et éviter une privatisation totale du système de santé, il faut agir. Cela passe obligatoirement par une autonomie de la Bretagne ayant une compétence d’organisation de la santé.

Sébastien Girard

Porte-parole du Parti Breton

 

 

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