Sécurité sanitaire des femmes et équilibre budgétaire

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Mardi 2 juillet 2019 : « La chambre régionale des comptes suggère la fermeture de la maternité de Guingamp pour aider le centre hospitalier à revenir à un équilibre budgétaire ».

Vendredi 5 juillet 2019 : « Les accouchements ont été suspendus à la maternité de Dinan par manque d’anesthésistes ». Cette même raison a été invoquée pour suspendre les accouchements à Guingamp le 1er février 2019. Ne doutons donc pas de la suite.

Pour rappel, le seuil officiel de la mise en danger d’autrui dans les maternités est de 350 accouchements par an. Celle de Guingamp en comptabilise 497, celle de Dinan 684 en 2017 puisqu’il faut parler chiffres (données Ministère de la santé). Le seuil de rentabilité est de 1200…

Il n’est aucunement question de santé ou de sécurité sanitaire dans cette affaire, juste une histoire d’argent. Le service maternité serait la variable d’ajustement pour l’équilibre financier d’un hôpital.

Les femmes de Guingamp, de Dinan et de leurs environs, sont mises en danger et sommées d’accoucher à Lannion, Saint-Brieuc, Saint-Malo dans trois hôpitaux déjà surchargés soit 30 minutes de trajet supplémentaire. Sans compter les embouteillages…

Nous entendons parler, de plus en plus, de femmes qui accouchent de façon impromptue dans leur voiture, dans le camion des pompiers etc. faute d’avoir eu le temps nécessaire d’aller à la maternité la plus proche, qui se révèle en fait de plus en plus lointaine.

Tout à la joie de faire parler d’elles, certaines communes qui n’avaient pas comptabilisées de naissance depuis des dizaines d’années peuvent fêter l’arrivée d’un nouveau-né. Ce genre d’événement doit nous faire prendre conscience d’une totale régression en matière de sécurité sanitaire des femmes, d’environ 60 ans en arrière.

S’il est nécessaire de contrôler les coûts, cela ne doit pas se faire au détriment de la santé des femmes et de leurs enfants. Ne parlons même pas de l’aspect humain.

Il est temps que les décisions purement comptables prises par des technocrates parisiens ne pèsent plus sur la santé des Bretonnes et des Bretons. Nous sommes aptes à gérer nous-mêmes notre pays.

Le Parti Breton demande une décentralisation totale en Bretagne des moyens financiers et des prises de décisions en matière de santé publique sur tout son territoire pour agir efficacement, au plus près de la population, que ce soit pour les maternités comme pour les autres services.

Pour le Parti Breton,

Le Conseil National

 

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