CETA : face au poker menteur du Gouvernement, foodwatch rétablit en vidéo la vérité sur les risques de cet accord et appelle les député.e.s à voter non

Lundi 22 juillet 2019,Demain a lieu le vote à l’Assemblée nationale sur le CETA, l’accord de commerce UE-Canada. foodwatch publie une vidéo pour expliquer pourquoi cet accord est dangereux, arguments et documents à l’appui, et appelle les député.e.s à ne pas jouer à la roulette russe avec les droits sociaux, la santé, l’alimentation, l’agriculture et la protection de la planète. Une réponse à la bataille de désinformation menée ces derniers jours par la majorité sur les vrais enjeux du CETA.

Paris, le 22 juillet 2019. foodwatch a analysé depuis plusieurs années le CETA et ses enjeux. Conclusion : cet accord de commerce de nouvelle génération est anti-démocratique et présente des risques inédits, qui ne peuvent pas être balayés du revers de la main. Ces risques pèsent concrètement sur la marge de manœuvre des responsables politiques, tant au niveau national qu’européen, à pouvoir prendre librement des décisions d’intérêt général, comme l’interdiction du glyphosate ou d’un additif controversé pour la santé ou une mesure pour protéger l’environnement, tandis que de nouveaux droits sont octroyés aux multinationales.

foodwatch revient donc sur certaines contre-vérités entretenues ces derniers jours par la majorité, et explique dans une vidéo les risques très concrets que promet le CETA.

« Le Poker menteur et la propagande du Gouvernement et de certains députés de la majorité sur le CETA sont insupportables ! Les risques du CETA pour les citoyens, consommateurs, agriculteurs et la planète sont bien connus. Rien ne justifie de voter oui à cet accord, aussi dangereux que celui avec le MERCOSUR, à moins de vouloir jouer à la roulette russe ! », s’indigne Karine Jacquemart, directrice générale de foodwatch.

Rappelons que face aux critiques sur le CETA, Emmanuel Macron a demandé juste après la campagne présidentielle de 2017 à une Commission d’experts d’évaluer « l’impact du CETA sur l’environnement, le climat et la santé ». Les conclusions de cette Commission « Schubert » en septembre 2017 confirmaient de multiples risques (voir les  extraits  relevés par foodwatch).

« Voter non au CETA n’est pas un repli sur soi ou du protectionnisme. C’est un levier nécessaire pour réformer ces accords et la politique commerciale de l’Europe et mettre enfin la démocratie, les droits sociaux et la transition écologique au centre de notre projet européen », conclut Karine Jacquemart.

foodwatch et ses partenaires du collectif Stop CETA continuent d’appeler les citoyen.ne.s à interpeller les parlementaires  pour qu’ils s’opposent à la ratification du CETA. La mobilisation citoyenne s’amplifie : plus de 300.000 messages ont déjà été envoyés aux députés et sénateurs.

foodwatch va suivre de très près les votes le mardi 23 et publiera avec le collectif la liste des député.e.s présent.e.s ou absent.e.s et ce qu’ils auront voté.

Références  :

 

 

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