Les 5 arnaques du bouillon Knorr à l’huile d’olive Puget dénoncées par foodwatch

Mercredi 25 septembre 2019,Deux grands noms de l’industrie agroalimentaire apparaissent sur le « Bouillon Knorr aux herbes et à l’huile d’olive » Puget. Problème : ce produit présente rien moins que cinq arnaques sur l’étiquette. Par le biais d’une pétition, foodwatch appelle Knorr à cesser ses pratiques peu honnêtes. Le marketing de ces cubes laisse entrevoir un produit qualitatif quand, en réalité, sa composition est très contestable : c’est essentiellement de l’huile de palme. Il contient très peu de l’huile d’olive promise. Un partenariat étonnant, surtout de la part de Puget, connue des consommateurs pour son huile d’olive.

Paris, le 25 septembre 2019. Avec ses références visuelles à la cuisine méditerranéenne et à l’huile d’olive, ces cubes Knorr « Bouillon aux herbes et à l’huile d’olive » Puget semblent alléchants aux premiers abords.

« En réalité, au lieu d’apposer deux fois le logo de Puget, Knorr serait plus honnête en affichant celui de son fournisseur d’huile de palme car c’est l’ingrédient le plus présent dans ces cubes, tout de suite après le sel. L’huile d’olive Puget bien mise en avant sur l’emballage n’est présente qu’à hauteur de 2%. Bref, un marketing abusif pour un produit à la qualité contestable », explique Camille Dorioz, responsable de campagnes chez foodwatch France.

Les cinq arnaques du « Bouillon aux herbes et à l’huile d’olive » Knorr/Puget :

Puget est mise en avant deux fois sur l’emballage… mais le produit ne contient que 2% d’huile d’olive.
L’huile de palme est le deuxième ingrédient le plus présent dans ces cubes, juste après le sel. Knorr essaierait-elle de nous vendre de l’huile de palme tout en mettant l’huile d’olive Puget en avant ? L’huile de palme est en effet six fois moins chère que l’huile d’olive.
Knorr met en avant le côté méditerranéen (le plat de pâtes) de son produit avec des illustrations d’olives noires et de basilic alors qu’ils sont absents de la recette. Knorr s’abstient par contre de représenter les trois ingrédients les plus présents : le sel, l’huile de palme et les exhausteurs de goût. Une pratique franchement contestable.
Sans conservateur mais… avec additif controversé : Knorr se fend d’un « sans conservateur » qui vient s’ajouter à l’image supposée positive de l’huile d’olive et de la cuisine méditerranéenne. Pourtant, la liste des ingrédients cache un additif, non pas sous son numéro comme souvent, mais sous son petit nom : le glutamate ou E621. L’impact sur la santé de cet additif reste incertain, raison pour laquelle l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a récemment mis en place une dose journalière de glutamate à ne pas dépasser. Problème : une grande partie de la population européenne dépasse déjà cette limite. Et les industriels font tout pour détourner notre attention de la liste des ingrédients.
Etonnant : ces cubes contiennent plus de sucre que d’herbes et d’huile d’olive. La liste des ingrédients et le tableau nutritionnel à l’arrière du paquet ne mentent pas : c’est un fait. Du sucre dans un bouillon salé ? Les industriels doivent arrêter de mettre du sucre partout. foodwatch rappelle que la surconsommation de sucre est responsable de l’épidémie mondiale de maladies chroniques.
A travers sa campagne « Arnaque sur l’étiquette », foodwatch dénonce le règne de la désinformation et permet à tous de faire pression sur les industriels de l’agroalimentaire pour qu’ils changent leurs pratiques abusives.

Sources

  • Pétition – Bouillon Knorr à l’huile d’olive Puget : stop aux arnaques ! 
  • A propos de l’huile de palme : foodwatch rappelle que les acides gras saturés de l’huile de palme ne sont pas bons pour la santé quand ils sont consommés en trop grande quantité : ils contribuent à augmenter le mauvais cholestérol et les risques cardio-vasculaires. L’huile de palme est composée à plus de 49 % de ces acides gras saturés, contre 14,3% pour l’huile d’olive. Par ailleurs, la production d’huile de palme contribue à la déforestation. Sans oublier les conditions de travail dans lesquelles l’huile de palme est produite : abus sociaux et violations de droits humains. En France, près de la moitié des adultes et un enfant sur trois dépassent la limite recommandée par l’Anses de consommation d’acides gras saturés. Mais il est difficile de rééquilibrer sa consommation quand les industriels s’attèlent à masquer la présence de cette huile de palme par un marketing flatteur. En savoir plus.
  • EFSA recommande de limiter la consommation de glutamate. Infos sur l’impact sur la santé.
  • L’huile d’olive est en moyenne 6 fois plus chère que l’huile de palme selon les chiffres du FMI et de la Banque mondiale.

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