Home Agriculture PESTICIDES-Ecophyto : 700 millions d’euros pour un échec ?

PESTICIDES-Ecophyto : 700 millions d’euros pour un échec ?

Mercredi 8 janvier 2020,

Hier, mardi 7 janvier 2020, s’est tenu le Comité d’Orientation Stratégique et de Suivi du plan Ecophyto. L’occasion pour les services et les ministres présents de faire un point sur l’actualité pesticides et de rappeler l’ambition du gouvernement pour réduire l’utilisation des pesticides en agriculture.

Les 4 ministres présents ont rappelé leur volonté de maintenir l’objectif d’une baisse de 50% de l’utilisation des pesticides d’ici 2025. Mais l’information n’a échappé à personne : leur utilisation subit une forte hausse pour l’année 2018 (21%). Le gouvernement comme les promoteurs des pesticides arguent d’un effet de conjoncture lié à la hausse de la redevance pour pollution diffuse en 2019. La Confédération paysanne ne croit pas à cet argument qui ne peut justifier une telle hausse. Par ailleurs, on constate une hausse de 20% de l’utilisation des pesticides depuis 2009. Concrètement, les plans Ecophyto successifs sont un échec. Il convient de l’admettre et d’arrêter de ralentir toute avancée, comme le font les responsables de la FNSEA* et des JA*, qui crient à l’agribashing, alors que l’enjeu est majeur en termes d’autonomie et de santé pour les paysans et les paysannes.

700 millions d’euros de financements pour une augmentation de 20% : la massification et le transfert de pratiques pour réduire l’utilisation des pesticides n’ont pas eu lieu. Les fermes Dephy montrent pourtant qu’il est possible d’atteindre au moins une baisse de 50% de l’utilisation des pesticides à système économique constant. Contrairement à ce qui a pu être dit hier, il existe donc des solutions techniques pour réduire l’utilisation des pesticides L’ensemble des responsables agricoles doivent aller dans le sens du progrès pour encourager ces démarches et enjeux contemporains.

Pour aller au-delà des objectifs d’Ecophyto et s’affranchir des pesticides en engageant des changements agronomiques et systémiques profonds, seul un accompagnement économique et commercial permettra une généralisation de l’évolution des pratiques. Car ce qui l’empêche ce n’est pas la supposée absence d’alternatives, mais le surcoût du changement et l’absence de rémunération des produits agricoles.

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