Douarnenez-municipales 2020 : propositions « Langue et culture bretonne » par Douarnenez Terre Citoyenne

Douarnenez, mercredi 11 mars 2020, propositions « Langue et culture bretonne » par Douarnenez Terre Citoyenne

Maxime TOUZÉ
30 ans
Professeur de breton, militant à l’Union démocratique bretonne (UDB)
Je suis un ardent défenseur de la diversité (naturelle, culturelle, linguistique) et pour un rapprochement des centres de décision des citoyen·ne·s.

L’UNESCO a classé la langue bretonne, comme toutes les autres langues « régionales » de France, en grave danger d’extinction. L’urgence est là. En un siècle le nombre de locuteurs du breton s’est effondré : un peu plus d’un million au tournant de la Grande guerre, autour de 200 000 aujourd’hui.

Mais ce n’est pas rédhibitoire, tout est une question de volonté politique, à Douarnenez comme ailleurs. En 2007, l’Office public de la langue bretonne considérait Douarnenez comme une des villes à la pointe en Bretagne pour la promotion et la valorisation de la langue bretonne. C’est à ce moment-là qu’avait été attribué le niveau 2 de la charte Ya d’ar brezhoneg, charte qui propose un certains nombre d’actions aux collectivités, associations et entreprises à mettre en place pour la valorisation de notre langue.

Mais depuis plus rien. Deux mandats pour rien serait-on tenter de dire. La question a totalement été occultée par la majorité actuelle. Sans le travail remarquable des associations, la situation serait plus dramatique encore. Ne pas prendre en compte cette question c’est être déconnecté de la forte identité bretonne de notre ville.

Douarnenez, Terre citoyenne mènera une véritable politique linguistique pour favoriser la place et la visibilité du breton mais aussi de la culture bretonne (toponymie, musique, danses, gastronomie, maritimité, histoire…), vecteurs d’appropriation du territoire. Savoir d’où on vient permet de se projeter vers l’avenir et vers les autres.

Nous nous engageons à :

soutenir l’ouverture d’une nouvelle filière bilingue publique sur la commune : actuellement seule l’école François Guillou propose un enseignement bilingue. Depuis trois ans la filière se poursuit au collège Jean-Marie Le Bris. Il faut consolider ces filières et continuer à les développer pour favoriser l’appropriation de notre langue chez les plus jeunes. Si au final c’est le rectorat qui décide l’ouverture de nouvelles filières, la municipalité peut en faire la demande au préalable.

 

consolider le niveau 2 de la charte Ya d’ar brezhoneg et signer le niveau 3 avant la fin du mandat. Beaucoup d’actions simples et peu coûteuses peuvent être entreprises : articles en breton dans le bulletin municipal, messagerie bilingue, documents officiels bilingues, logo de la ville bilingue, panneaux de rue bilingues, proposer des formations au breton pour les agents, etc. La Région Bretagne et le Département seront des alliés de poids concernant le financement de ces actions.
désigner un·e élu·e référent·e en charge de la politique linguistique : pour assurer une continuité et un véritable développement au quotidien, nous avons besoin d’un·e élu·e qui supervisera ces dossiers et qui aura pour mission également de faire le lien avec les associations.

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