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Coronavirus parisianus : message d’une bretonne à un parisien arrivé le 19 mars

Jeudi 19 mars 2020, les images diffusées par la presse montrant des milliers de parisien-nes désertant Paris au moment de l’annonce du confinement, ont irrité de nombreux Breton-nes, voyant débarquer une horde de porteurs potentiels du virus. Certains débarquaient avec surfs, planches à voile se croyant réellement en vacances en dépit de toutes les règles sanitaires imposées.

Message adressé par une Bretonne à un parisien arrivé le 19 mars dans le Morbihan

Bonjour voisin,
J’ai appris que tu as préféré l’exode comme des milliers d’autres ….
Toi le sociologue, écrivain en vue de la société « in » parisienne, comment analyses-tu ton attitude?

Venir dans le pays d’Auray qui est un des premiers « cluster  » = zone de circulation active du Covid 19… si toi et enfants n’étaient pas infectés vous allez l’être….
L’offre de soin est de base très inférieure à celle de la région parisienne et l’hôpital de référence, Vannes, est en « plan blanc » donc il fonctionne comme en temps de guerre … il est saturé de malades qui luttent pour survivre…si vous tombez malade vous n’aurez donc pas l’accès aux soins comme à Paris…
Est-il difficile de comprendre que les virus ne circulent pas seuls, mais à l’aide de vecteurs, notamment les humains?… donc les citadins par leur exode réalimentent l’épidémie et prolongent la durée des confinements….
Pour casser la chaîne de transmission l’acte citoyen demandé est de rester chez soi…..pas de faire la guerre des tranchées!
Ce n’est pas un si gros effort pour toi qui est logé de façon privilégiée à Paris!

Sache que mon père mourra très certainement s’il est infecté car son coeur est très fatigué. il a 75 ans et ne sera pas forcément prioritaire s’il faut le mettre sous respirateur… l’afflux de population amène un flux de pathologies à traiter, de blessures (accidents de loisir, domestiques…) … donc une tension encore supérieure pour l’accès aux secours… c’est pour les préserver que les loisirs même solitaires ou l’accès à la mer, les chemins côtiers sont fermés… car chaque activité amène un risque d’accident

Donc l’exode entraîne une perte de chance pour les autochtones qui appliquent les consignes depuis 3 semaines.

Et toi voisin, réfléchis, fais ton mea culpa et écris un livre utile pour que ça ne se passe plus jamais comme ça …

Sur ce je retourne au SAMU bosser..

5 COMMENTS

  1. Francilien « naturalisé » breton depuis de nombreuses années, j’approuve totalement ce qu’écrit notre amie bretonne !
    Les réactions des « natives » comme celles du week-end dans les Côtes d’Armor (certainement répréhensibles) sont la résultante du comportement des « parisiens »
    qui ont une fâcheuse tendance à afficher arrogance et mépris vis à vis des autochtones.

  2. je suis entièrement d ‘accord avec la lettre de la bretonne au voisin
    c ‘est un manque de civisme et un égoïsme et une irresponsabilité .. scandaleux ..

  3. suite à l’article sur LE PARISIANUS, je confirme la présence de nombreuses personnes que ne voit jamais en cette période sur le fort espagnol et kerizan, ils sont venus se planquer dans leur bunker,on sort sa petite auto de collection à 13h pour surtout ne pas se faire prendre par les forces de l’ordre, 135 euros c’est trop cher
    pauvre riche…

  4. Il faut savoir que les hôpitaux parisiens sont également saturés. Contrairement aux idées reçues, il y a assez peu de lits par habitants en Ile de France, même moins qu’en Bretagne en temps normal (https://fr.statista.com/statistiques/663286/densite-regionale-de-lits-d-hopital-france/). Il est vrai qu’en périodes d’exode (été, épidémie de Covid-19), ce rapport pourrait changer, mais au vu des chiffres mentionnés dans le lien ci-dessus, il faudrait qu’au moins 300,000 franciliens migrent pour inverser le rapport, et je pense que l’on est loin de ce chiffre.
    Cet article pue l’anti-parisianisme primaire et irrationnel. « Ce n’est pas un si gros effort pour toi qui est logé de façon privilégiée à Paris ». Vous avez vu l’offre de logement à Paris ? Pour une Leila Slimani qui part à la campagne en faisant les choux gras des tabloïds à la française, il y a certainement 100 parisiens qui ont quitté leur 30m² (du reste, j’ignore dans quelle surface réside madame Slimani à Paris). On est parti pour, au moins, plusieurs semaines de confinement, je comprends que certains veuillent le faire dans les conditions les plus confortables. Tant qu’à être confiné, autant l’être face à la mer ou à la campagne que face à une cour insalubre. Du reste, il est préférable de faire sortir le chien (ou soi-même) dans une zone peu densément peuplée que dans le onzième arrondissement, cela limite les interactions et donc la propagation du virus.
    Il y a certainement des gens qui sont partis avec surfs et planches à voile, mais peut-être avant l’allocution présidentielle ? A titre personnel, j’ai envisagé le weekend dernier l’hypothèse « navigation après télétravail », jusqu’à ce que cela soit formellement interdit ; le risque de propagation du virus par ce biais est effectivement négligeable voire nulle, et le risque d’avoir besoin des services de secours et de santé très très réduit. Cependant, dura lex, sed lex, on n’y va pas. S’il reste des parisiens pour tenter de braver cet interdit, ce serait les mêmes que l’on aurait retrouvés en dépit du bon sens à se promener sur les berges de Seine ou les buttes Chaumont : qu’il soit en Bretagne ou en Ile de France, un con est un con, mais le risque de propagation et de saturation des hostos face à ces comportements restent encore supérieur à Paris qu’en Bretagne.
    « Donc l’exode entraîne une perte de chance pour les autochtones qui appliquent les consignes depuis 3 semaines. » C’est une belle conclusion, qui montre in fine l’hypocrisie et l’égoïsme de l’auteur. Il y a 3 semaines, on passait tout juste les 100 contaminations en France, seuls l’Oise et la Haute-Savoie avaient pris des mesures de confinement, et on se moquait presque du personnel du Louvre qui avait fait valoir son droit de retrait alors que beaucoup jugeaient le risque très faible. En trois semaines, tout a bien changé. La « perte de chance pour les autochtones » est, pour en revenir à mon premier paragraphe, un gain de lits pour les parisiens restés au bercail. A l’échelle du pays, cyniquement, c’est même un bénéfice car un parisien en exode croisera très certainement moins de monde en allant faire ses courses alimentaires à l’Intermarché de Crac’h qu’à n’importe quel Franprix parisien. En ce sens, l’exode est certainement bénéfique, tant que les exilés n’arrivent pas avec le virus dans leur valise.
    En conclusion, le risque n’est pas plus lié à la migration des parisiens qu’à la connerie humaine également répartie sur le territoire. Tant qu’ils restent dans leurs lieux de confinement et ne sortent que pour leurs courses, les parisiens n’induisent pas beaucoup plus de risque de propagation du virus que n’importe quel autochtone à l’échelle locale, et le réduisent à l’échelle nationale tant qu’ils bougent vers un lieu moins densément peuplé que Paris. Le parisien « colon » qui pensait arriver pour profiter de la plage a été circonscrit par les dernières mesures policières (fermeture des plages, interdictions de naviguer, renforcement des patrouilles). Oui, ce dernier est un con, je l’admets, mais son pouvoir de nuisance a été très affaibli. Si la loi autorisait la fermeture des frontières régionales, vous voteriez pour qui ?

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