Traitement du Covid 19 : la « gravette » bretonne sauvera la planète ?.. la recherche continue

Morlaix, jeudi 9 avril 2020,après la suspension des tests sur le sang des vers marins, la société Hemarina, basée à Morlaix, se veut confiante pour la suite et communique :

CORONAVIRUS : L’ESSAI MONACO BASE SUR DES PROPRIETES OXYGENANTES DU VER MARIN EST SUSPENDU MAIS LA RECHERCHE CONTINUE

Hemarina, entreprise de biotechnologie bretonne, a pris acte de la suspension par l’ANSM de l’essai Monaco hier soir et de l’annonce de la direction de l’AP-HP de ne plus vouloir être le promoteur de cet essai. Aucun patient n’avait encore été inclus dans l’essai.

Communiqué de presse Hemarina

Les éléments complémentaires demandés par l’ANSM dans sa décision du 8 avril ont été fournis dès le 8 avril par Hemarina, à savoir les détails d’une étude préclinique de 2011 sur des modèles animaux. Cette étude préclinique portait sur un produit non pharmaceutique totalement différent du produit actuel et n’avait pu, à l’époque, conclure « au bénéfice ou à l’absence de bénéfice du produit » sur un modèle particulier de choc hémorragique létal. Les essais de M101 ont été conduits par la suite avec succès sur des patients pour des indications de greffes et tenaient compte de ces éléments, et adoptaient un protocole et une formulation très différente.

Hemarina déplore cette décision « expéditive » de la direction de l’AP-HP de ne pas poursuivre cet essai, alors que les informations demandées par l’ANSM ont été apportée. « Nous restons confiants dans le potentiel de la molécule d’Hemarina de pouvoir oxygéner des patients et réduire la pression exercée sur les services de réanimation » déclare le Professeur Laurent Lantieri, chef de service à l’Hôpital Georges Pompidou, qui ajoute « J’ai pu moi-même dans mon service tester l’efficacité et l’innocuité du M101 dans des indications de greffes et notamment pour une greffe du visage ».

« Nous avons pris note du retrait de l’AP-HP que nous déplorons » explique Franck Zal, fondateur d’Hemarina, qui précise « Nous sommes confiants sur une autorisation rapide à venir de la part de l’ANSM, en collaboration avec un autre ou d’autres promoteurs cliniques à venir. »

La molécule M101

Hemarina a mis au point une molécule qui est un transporteur universel d’oxygène issu des vers marins. Cette molécule, M101, a le potentiel d’être un bon candidat pour traiter le syndrome de détresse respiratoire qui est responsable de la mort par le Covid-19.

En traitant des patients atteints de difficultés respiratoires du fait du Covid-19 avec une molécule qui a une forte capacité oxygénante, on pourrait ainsi soulager très directement et notablement les services de réanimation où le nombre de respirateurs est le principal goulot d’étranglement. De plus ce traitement est simple à mettre en œuvre et ne surcharge donc pas les équipes médicales.

Cette technologie est validée par des dizaines d’articles scientifiques. Elle est déjà testée pour l’oxygénation des greffons avec un succès ainsi que sur des oxygénations du cerveau.

1 COMMENT

  1. Juste une correction, la gravette c’est Nereis diversicilor et ses cousines. Là il s’agit de Arenicola marina, le korbost en baie de Morlaix

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