Fourrages : Il faut prioriser l’alimentation des animaux

Jeudi 16 avril 2020, Depuis près d’un mois, la France présente des conditions météorologiques relativement sèches et la pluviométrie pour le mois d’avril s’annonce en deçà de la normale. La croissance prairiale était bien engagée à la mi-mars, mais celle-ci a considérablement ralenti depuis par manque d’eau. Si la météo printanière n’est pas clémente, c’est l’ensemble des stocks fourragers de printemps des éleveur.euse.s qui sera remis en question.

Certaines régions ont particulièrement souffert de la sécheresse estivale de 2019. Les stocks de printemps sont pour elles l’unique occasion de préparer et d’assurer la survie de leurs élevages durant cette période critique.

La crise sanitaire actuelle a désorganisé les flux de production et provoque l’engorgement de certains débouchés. Cela ralenti la collecte et le ramassage d’animaux dans les fermes et fragilise un peu plus les élevages qui, en cette période de l’année, doivent nourrir et entretenir un nombre plus important d’animaux que d’ordinaire.

La Confédération paysanne appelle à la plus grande vigilance sur l’utilisation de fourrages dans les méthaniseurs. L’herbe doit être comptabilisée dans les 15% maximum d’apports en culture.

Il faut prioriser les ressources fourragères disponibles pour l’alimentation des animaux plutôt que pour la production énergétique et ce, afin d’assurer la pérennité des fermes d’élevages déjà fragilisées par les sécheresses à répétition.

Il est primordial de préserver les stocks fourragers au regard de la sécheresse qui s’annonce.

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