L’Assemblée de Corse déclare que les conditions du déconfinement doivent être arrêtées par les institutions corses.

Samedi 18 avril 2020,  création d’un comité de préfiguration du déconfinement, qui sera soumis à la délibération de l’ Assemblea di Corsica lors de la séance du 24 avril prochain :

PRÉPARER LE DÉCONFINEMENT : LA PROPOSITION DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE DE CORSE

Lors de la séance du 24 avril, qui se tiendra dans des conditions exceptionnelles, Jean-Guy Talamoni proposera la création d’un comité de préfiguration du déconfinement en Corse

Ce rapport a pour objectif de permettre aux institutions de la Corse d’arrêter elles-mêmes les conditions du déconfinement. Aussi, il propose d’installer un comité de préfiguration du déconfinement en Corse, lequel serait composé du Président de l’Assemblée de Corse, du Président du Conseil exécutif, des présidents des groupes de l’Assemblée de Corse, du Président du CESEC et d’un vice-président de l’Assemblea di a Giuventù, de l’URPS, de l’Université de Corse, des Ordres des médecins et de l’Associu Corsu di a Salute.

Ce comité pourra formuler des recommandations dans les différents secteurs d’activité, en concertation avec les acteurs concernés, et coordonner la reprise de l’activité économique, scolaire et sociale dans le respect des mesures de sécurité pour la population de l’île.

ASSEMBLEE DE CORSE
RAPPORT DE MONSIEUR
LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE DE CORSE

 

Objet : CREATION D’UN COMITE DE PREFIGURATION DU DECONFINEMENT EN CORSE

CONSIDERANT les annonces du Président de la République en date du 13 avril 2020
prolongeant le confinement au moins jusqu’au 11 mai.
CONSIDERANT les propos contradictoires des ministres suite à la déclaration du Président de
la République.
CONSIDERANT qu’aucun critère relatif aux conditions du déconfinement n’a été annoncé.
CONSIDERANT les réactions des syndicats et des organisations professionnelles suite à ces
annonces.
CONSIDERANT les caractéristiques géographiques, démographiques et sanitaires de la Corse.

CONSIDERANT les différences et les disparités entre les territoires.

CONSIDERANT les erreurs avérées, notamment dans la gestion du début de crise en Corse
(maintien du premier tour des élections municipales, par exemple).

CONSIDERANT la gestion hyper-centralisée de la crise du Covid-19 par la France.

CONSIDERANT les déclarations de certains représentants de l’Etat, concernant notamment les
stocks de masques, s’étant révélées contraires à la réalité (M Salomon déclarant le 26
février devant le Sénat qu’il n’y a pas de pénurie de masques)

CONSIDERANT les délais entre la demande de restriction des transports et leur mise en œuvre réelle.
CONSIDERANT les délais injustifiés entre la demande d’agrément de l’Université pour réaliser
des tests et son attribution par l’ARS.
CONSIDERANT l’absence de recommandation du port du masque pour tous.
CONSIDERANT les faibles stocks de tests disponibles eu égard à la politique sanitaire d’autres
pays.
CONSIDERANT l’absence de traitement et de vaccin disponibles à ce jour.
CONSIDERANT l’attitude persistante de l’Etat, s’agissant du refus d’étendre le cadre de
prescription de la chloroquine.
CONSIDERANT le besoin et le devoir de solidarité intergénérationnelle afin de protéger les
personnes les plus fragiles.

lire la suite du projet de rapport :

 

 

 

 

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