Projet de loi de finances rectificative : l’Ancien Monde s’accroche

Dimanche 19 avril 2020, L’Assemblée nationale poursuit ses travaux malgré la crise du Covid-19. Elle a voté en première lecture le 17 avril un nouveau projet de loi de finances rectificative nécessaire pour faire face à la crise et aider en particulier le secteur économique.

Il s’agit néanmoins pour l’Union démocratique bretonne d’une nouvelle occasion manquée alors que cette crise pourrait être une opportunité pour remettre en cause le système néo-libéral qui conduit à la fois à la destruction de nos services publics et de notre environnement. Au lieu d’imposer de nouvelles normes environnementales en échange des 20 milliards d’euros qui vont être alloués aux entreprises stratégiques polluantes comme l’automobile et l’aéronautique, le Gouvernement mise toujours sur la bonne volonté de ces entreprises. Rien de nouveau.

Autre fait important que l’UDB dénonce : le Gouvernement a refusé de donner davantage de souplesse et d’autonomie aux collectivités locales pour que les entreprises en difficulté situées sur leur territoire puissent bénéficier d’exonérations temporaires de taxes locales. Même dans une telle situation de crise, l’État préfère considérer les élus locaux comme indignes d’un peu d’autonomie de décision quitte à se passer de leur aide pourtant plus que bienvenue pour soutenir le tissu économique en grande souffrance.

Lydie Massard, porte-parole de l’Union démocratique bretonne

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