Des élections municipales malhonnêtes

Vendredi 5 juin 2020, Plusieurs associations et personnalités, notamment Yann Le Baraillec à Vannes, ont demandé l’annulation des élections municipales et la mise en place d’un nouveau scrutin.

Le Conseil Constitutionnel s’exprimera le 15 juin sur le souhait du gouvernement d’organiser le second tour des municipales le 28 juin. Je ne me fais pas trop d’illusion sur la décision politique à venir de maintenir cette mascarade électorale.
En effet, nous assistons à une parodie de démocratie. Nous savions l’exercice démocratique déjà biaisé : différence de moyens entre les candidats, soutiens des grands partis franciliens centralistes de candidats, différence de traitement dans les médias selon l’historique politique du candidat et ses affiliations, des campagnes en tant qu’élus et non en tant que candidats pour les élus sortants…

A ceci s’ajoute désormais :
– L’abstention record ;
– La peur de la maladie, à tort ou à raison. Il est vrai que les électeurs et surtout les assesseurs ont été exposés toute la journée. Présents au dépouillement, les scrutateurs étaient serrés et sans protection… Chacun a pu se contaminer aisément !
– La psychose entrenue par les médias a inévitablement engendré la crainte du changement et un vote orienté par conséquent vers une « stabilité », quelle que soit la difficulté du choix de vote, ses conséquences présumées et l’opinion personnel de l’électeur. Il fallait pour beaucoup de votants faire barrage au « changement », le couteau sous la gorge ;
– L’absence de campagne quelques jours avant le 1er tour et l’absence totale pour le second tour ;
– Le fait qu’il y ait plus d’une semaine entre les deux tours est, par conséquent, une situation absurde et anticonstitutionnelle. Le contexte politique aura changé, ce n’est plus un vote dans la continuité et c’est contraire à la constitution ;
– Des bricolages pour l’installation des conseils municipaux et des conseils communautaires (communautés d’agglomération) puisqu’ils ne sont pas tous installés…

Bref, il n’est pas question d’être « mauvais joueur » en contestant ces élections municipales mais de constater que c’est un montage politique digne d’une fausse république, pour ne pas dire pire.

Publicités

Bonjour, laissez ici votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.