Régionales : décentraliser les scrutins régionaux

Mardi 16 juin 2020, Le bruit court depuis quelques jours que les élections régionales prévues en mars 2021 pourraient être reportées à une date ultérieure. Le président de la République aurait lui-même évoqué l’idée de les organiser après l’élection présidentielle de 2022 ! Une telle décision, si elle était prise, symboliserait à outrance cette République monarchique que l’UDB dénonce régulièrement. Le fait du Prince, encore et toujours…

L’Union démocratique bretonne souhaite faire une proposition qui, à l’inverse d’une telle décision, contribuerait grandement à démocratiser la République. Pourquoi ne pas imaginer des élections régionales qui n’auraient pas lieu le même jour dans toutes les régions ? L’UDB propose donc l’étalement de ces élections dans le temps, comme le font déjà tous les États européens d’une taille comparable à la France (Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni). Cela permettrait enfin de centrer le scrutin régional sur les enjeux territoriaux et d’offrir aux électeurs de véritables campagnes électorales régionales qui ne seraient pas “noyées” par des débats nationaux qui, trop souvent, sont d’abord des débats parisiano-centrés. De même, les enjeux régionaux seraient ainsi mis en avant dans les médias nationaux afin de valoriser les différents territoires. Nous assisterions de fait à un véritable débat démocratique en lien avec les territoires et non plus à des campagnes électorales nationales déclinées dans les territoires. C’est le principe même d’une démocratie ascendante, qui est la condition sine qua non d’une démocratie plus participative.

En outre, en cas de nouveaux pics d’épidémie, il serait possible de reporter le scrutin dans les régions les plus touchées et non partout !

La France a besoin de repartir de ses territoires. En décentralisant l’organisation des élections régionales, c’est déjà une première étape.

Lydie Massard, porte-parole de l’Union démocratique bretonne

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1 COMMENT

  1. Si Macron veut reporter les élections régionales c’est tout simplement parce qu’il craint, si elles ont lieu en 2021, que son parti (LREM) obtienne de mauvais résultats tandis que si, comme il le souhaite, elles sont placées en 2022 après la présidentielle et qu’il est réélu, il espère que, « dans la foulée », ce sera alors un véritable triomphe et que cela lui permettra d’installer durablement LREM dans le paysage politique français.

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