Présidence des communautés de communes et d’agglomérations : Le flou démocratique

Mardi 21 juillet 2020,A la suite du second tour des élections municipales, les communautés de communes
et d’agglomérations ont pu élire leur présidence.

C’est l’occasion pour la fédération UDB du Morbihan de dénoncer une nouvelle fois cette organisation imposée par l’État français aux territoires et éloignant malheureusement le citoyen des instances démocratiques.
Nous illustrons cette illusion démocratique par deux exemples parlants : A AQTA (Auray Quiberon Terre Atlantique), Philippe Le Ray, seul candidat en lice, est réélu Président. Nous rappelons qu’il a été battu lors des législatives et qu’il a évité de mener lui-même sa liste à Plumergat. C’est donc un élu désavoué qui devient une seconde fois le « Maire des Maires » d’AQTA.

A Lorient Agglomération, Fabrice Loher est élu Président. Nous souvenons qu’il avait spécifié le 15 novembre dernier qu’il ne se présenterait pas à cette charge s’il était élu Maire de Lorient : « Si je suis élu maire de Lorient, je ne briguerai pas la présidence de Lorient Agglomération. Il est temps de mettre fin au tropisme lorientais et de donner des gages aux autres maires » . Nous pouvons également déplorer la faible représentation féminine chez les Vice-Présidents, trois femmes sur quinze…

Si le citoyen est invité à se prononcer pour élire son conseil municipal dans lequel les élus d’agglomération sont effectivement fléchés, il n’a pourtant plus son mot à dire concernant sa communauté de communes ou d’agglomération alors qu’il s’agit de la
structure incontournable gérant les problématiques essentielles de son territoire avec un budget important. Alors que ces entités pourraient être la dynamique pour un projet de territoire, c’est surtout des structures au service de quelques élus.

Ces assemblées représentatives se voient parasitées par des professionnels de la politique qui y voient la possibilité de conserver un mandat électoral malgré le vote citoyen contraire ou par d’autres élus qui renient, une fois l’élection passée, les
promesses préalablement tenues. »

A galon,
Jean-Christophe Cordaillat-Dallara

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