L’interdiction du dioxyde de titane dans l’alimentation doit être renouvelée et élargie aux cosmétiques et aux médicaments !

Jeudi 8 octobre 2020, Une nouvelle étude publiée ce jour sur le dioxyde de titane s’ajoute à la longue liste d’études montrant la toxicité de ce colorant et sa capacité à traverser les barrières physiologiques. Pour la première fois une étude aborde le sujet chez la femme enceinte, non plus chez l’animal. A partir de la collecte de 22 placentas et de méconium (premières selles du nouveau-né), les travaux de chercheurs de l’INRAE ont montré que les nanoparticules de dioxyde de titane (ou E171) peuvent traverser le placenta atteignant le fœtus*.

Le dioxyde de titane est interdit en France dans l’alimentation depuis le 1er janvier 2020, pour une période de an. Une interdiction pour laquelle Agir pour l’Environnement a joué un rôle décisif.

Il reste malheureusement très présent dans nos biens de consommation via la très grande majorité des dentifrices (sous la dénomination CI 77891), de nombreux cosmétiques comme les produits solaires pour enfants mais également dans plus de 4 000 médicaments comme le doliprane, le spasfon où il sert à colorer les comprimés. Les campagnes d’Agir pour l’Environnement ont décrypté leur présence préoccupante.

Pour Magali Ringoot de Agir pour l’Environnement : « Face à l’accumulation d’études montrant les dangers du dioxyde de titane, il est grand temps de passer à l’action : l’interdiction du dioxyde de titane dans l’alimentation doit être élargie à tous les biens de consommation en contact avec le corps humain, en priorité dans les dentifrices et les médicaments ! Dans un contexte d’explosion des maladies chroniques, interdisons cette substance facilement substituable qui n’a d’autre utilité qu’esthétique ! « .

L’association Agir pour l’Environnement demande au gouvernement des garanties pour que la suspension du dioxyde de titane dans l’alimentation soit reconduite au 1er janvier 2021 et que cette suspension intègre en toute logique tous les biens qui peuvent être ingérés comme les médicaments et les dentifrices.

Cette demande d’interdiction du dioxyde de titane sera aujourd’hui à l’ordre du jour du Parlement européen qui sera amené à voter autour de 17h30. Des eurodéputés ont déposé une objection contre la proposition de la Commission Européenne d’interdire les E171 contenant plus de 50% de nanoparticules de dioxyde de titane – ce qui signifierait autoriser ceux qui contiennent moins de 50% de ces nanoparticules.

Pigment permettant de colorer et d’opacifier, le dioxyde de titane est utilisé dans de très nombreux secteurs : cosmétiques, médicaments, alimentation, peintures. Il est composé d’une fraction plus ou moins importante de nanoparticules, substances extrêmement petites, 10 000 fois plus petites qu’un grain de sel. Agir pour l’Environnement demande un moratoire sur l’utilisation de nanoparticules dans les biens de consommation courante, tant que leur innocuité n’est pas garantie.

*Résultats obtenus par l’INRAE en collaboration avec le Laboratoire national de métrologie et d’essais, le Groupe de Physique des Matériaux (CNRS/INSA Rouen/Université de Rouen Normandie), le CHU de Toulouse, l’Université de Picardie Jules Verne et l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse.

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