L’Etat français assure-t-il vraiment la protection du littoral atlantique ?

Brest, mercredi 14 octobre 2020, la Ministre de la Défense, Madame Florence PARLY était en déplacement à Brest, lundi 12 octobre 2020, et durant plusieurs jours en Bretagne, à quoi servent encore ces visites ministérielles à part s’auto satisfaire de ce qui existe, en ne parlant surtout pas du manque de moyens !

Lors de ces visites ministérielles, qui ose s’opposer à la Ministre, qui ose lui dire la vérité sur les moyens de sauvetages qu’ils soient aéroportés ou nautiques ?

Le déplacement très médiatisé était fait pour rassurer, pour communiquer de manière habituelle en ne parlant pas des vrais sujets. Déplacement afin de s’assurer des moyens dont disposait l’Action de l’Etat en Mer, sous l’autorité du Préfet Maritime de l’Atlantique, la zone maritime la plus vaste de métropole qui s’étend de la pointe Finistère à la frontière Espagnole. « Synthèse du tout va bien ou presque » !

Lors de la conférence de presse, une question « inattendue » a été posée à Madame la Ministre au sujet des moyens héliportés pour  effectuer le sauvetage en Mer. Question qui ne venait peut-être pas tout à fait par l’effet du hasard !  En effet le 31 janvier 2020 dans un communiqué la CGT des Marins du Grand Ouest s’inquiétait du temps de disponibilité des
Hélicoptères et des Equipages affectés à ces missions de sauvetages en Mer, en s’appuyant sur des faits réels et concrets, sur des rapports du BEAMer.

Les services de communication  de la Marine Nationale firent une réponse par voie de presse  illisible et hors sujet comme souvent lorsque les questions sont précises et dérangeantes. Madame la Ministre reconnait toutefois face à la presse ce lundi 12 octobre 2020 que : le nombre d’appareils disponibles restaient sous les prévisions  –« Nous avons lancé la réorganisation du maintien en condition opérationnelle de nos aéronefs ».

Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest aurait souhaité que la question du renouvellement des remorqueurs Abeilles Flandre et Languedoc soit abordé, ici à Brest où il y 42 ans, les Syndicats et Associations avaient mobilisés des dizaines de milliers de manifestants après le naufrage de « AMOCO CADIZ ». Le sujet  a-t-il été abordé avec le Préfet Maritime et le Secrétaire Général de la Mer ?

Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest depuis plusieurs mois dénonce l’appel d’offres en cours, pour le renouvellement de ces deux remorqueurs, elle dénonce aussi le rafistolage effectué par les responsables de ces marchés publics. Un appel d’offres bricolé  -« qui suggère, motive, puis accepte que les concurrents  puissent répondre avec des navires d’occasions
(qui ne seront pas des remorqueurs, ces navires devront être âgés de moins de 10 ans, puis bricolés), sur des contrats de dix ans non renouvelables, accompagnés d’une enveloppe de 120 Millions d’Euros (nettement insuffisante lorsque l’on connait le prix d’un remorqueur de haute mer moderne). Notre Syndicat dénonce un « le»  cap pris par la France qui va diminuer et rendre moins efficace les moyens de sauvetages.

Hier à Brest, de l’auto satisfaction et rien de plus. Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest dénonce « observe » « constate » le manque de moyens mis à la disposition des trois Préfets Maritimes, qu’ils soient nautiques ou héliportés. Espérons que les Marins, pêcheurs, du commerce, plaisanciers et les populations du littoral n’auront pas à subir et souffrir de ces mauvais
choix !

Pour le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest
Jean-Paul HELLEQUIN Secrétaire-adjoint porte-parole
https://marins29.wordpress.com

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