Suite à la diffusion du documentaire « Bretagne, une terre sacrifiée sur France 5, le 17 novembre 2020

Mercredi 19 novembre 2020, Le documentaire « Bretagne, une terre sacrifiée » des réalisatrices Aude Rouaux et Marie Garreau de Labarre diffusé le 17 novembre sur France 5 et vu par plus d’un million de téléspectateurs a créé un grand émoi, dans tout le pays et particulièrement dans notre région.

La mise en lumière de l’envers du décor de l’agriculture industrielle hyper-productiviste a révélé au grand public ce que les lanceurs d’alerte, victimes des pesticides de la coopérative bretonne Triskalia, soutenus par leur comité de soutien avaient fait depuis de nombreuses années. Ce documentaire qui est un formidable moment de vérité fera date, nous n’en doutons pas en Bretagne. Il y aura un avant et un après.

Nous savons tous que la coopérative agroalimentaire Triskalia a toujours refusé d’assumer ses responsabilités dans tous les scandales sanitaires, sociaux et environnementaux à répétition qu’elle a générés, et cela malgré de multiples condamnations devant les tribunaux.
– Intoxication par des pesticides, de salariés de l’usine de fabrication d’aliments pour bétail de Plouisy (22),
– Intoxication des salariés de la plate-forme logistique de produits phyto-sanitaires de Glomel (22),
– Intoxication par des aliments médicamenteux de vaches laitières d’un agriculteur de Moustéru (22),
– Livraison sur le port de Brest, de maïs traité à la phosphine provenant de Roumanie,
pour ne citer que ces exemples.

Tous ces faits dénoncés publiquement par les victimes, par l’Union Régionale Solidaires et le Collectif de soutien des victimes des pesticides de l’ouest ont scandalisé les autorités européennes, Parlement et Commissaire à la santé à la sécurité alimentaire, sans que les autorités françaises, le Ministère de l’agriculture et le Ministère de la santé ne jugent utile d’intervenir jusqu’à présent, faisant même de la résistance aux demandes d’explications émanant de Bruxelles sur les manquement de l’Etat français à appliquer les directives européennes en matière d’utilisation des pesticides et des protections à mettre en place par leurs utilisateurs agriculteurs et/ou salariés.

Cette situation n’a que trop duré ; c’est pourquoi le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest et l’Union Régionale Solidaires de Bretagne demandent que soit organisée dans les plus brefs délais une table ronde réunissant toutes les parties concernées : les victimes bien sûr et leurs soutiens, la Coopérative Triskalia-Eureden, l’assureur Groupama, la MSA, les Ministères de l’agriculture, de la santé et de l’environnement, la Région Bretagne ainsi que le Préfet de Région.

Le Président de la Région Monsieur Loig Chesnay-Girard s’honorerait en proposant que cette table ronde se tienne à Rennes au Conseil Régional de Bretagne.

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