Bretagne, terre de révolution agricole

Dimanche 27 décembre 2020, Partie 2

Face à ce désastre social et écologique, l’exécutif régional, mené par Loig Chesnais-Girard, (malgré son affichage « écologique ») continue de financer l’élevage intensif, via son Plan Volaille par exemple. La Région Bretagne prévoit ainsi de financer 100 fermes usines où seront parqués 30 poulets/m². Pire, à Langouëlan (Bro Gwened), l’exécutif a décidé de financer un poulailler de 120 000 poulets alors que l’étang du Dourdu, source du Scorff site Natura 2000, se situe en contre bas. À travers son projet collaboratif SMILE, le conseil régional promeut une solution bien particulière : le capitalisme vert. En effet, un des projets (Green Pig) veut rendre « vert » et « animal-friendly » (c’est-à-dire « ami des animaux ») la production intensive de porc. Le côté vert est obtenu via la production d’hydrogène à partir de l’urine de porc et la production d’électricité via des panneaux photovoltaïques. Il est inutile de pointer dans le détail le non-sens de ce genre de projet.
Douar ha Frankiz souhaite la prise en compte des enjeux sociaux, économiques et écologiques via le soutien d’une agriculture paysanne et agroécologique.
La rentabilité, l’import-export à tout prix, la spéculation et la finance sont à bannir pour un objectif de production de nourriture saine, des aliments riches en vitamines et oligoéléments pour nourrir les humains. La Bretagne se doit d’impulser une nouvelle dynamique attendue par tous. À l’heure de la nouvelle PAC (dont les versements dépendent du nombre d’hectares), il faut en finir avec le maïs et le soja OGM d’Amérique du Sud. Nos sols peuvent produire légumes, fruits, légumineuses, céréales et herbe pour une agriculture équilibré et novatrice permettant à tous de se nourrir avec des produits sains.
La Bretagne est à saturation avec 3 fois plus de cochon que de Breton·ne·s. Depuis les sources du centre Bretagne jusqu’à la mer, notre terre a été rincée de lisier et de pesticides, nous en avons pour des décennies de pollutions. Alors STOP !
Les éleveurs sont mal traités, soumis aux banques et aux «coopératives». Les animaux sont sensibles et méritent de bonnes conditions de vie. Nous souhaitons la mise en place de régies publiques agricoles et de SCOP avec une réelle prise en compte, lorsque la question se pose, de la sensibilité des animaux. Durant la période de transition, les produits chimiques utilisés (pesticides, antibiotiques) devront figurer sur l’étiquetage des produits. Nous proposons une transition d’ici 10 ans de l’ensemble de la production agricole chimique vers une agriculture écologique qui vise la conservation des sols vivants, la qualité de l’eau et de l’air. Les paysan·ne·s engagé·e·s par des emprunts longue durée devront être accompagné·e·s et s’engager dans la production d’aliments sains. Un écosystème de structure de transformation des produits agricoles sera favorisé sur l’ensemble du territoire afin de se défaire des lois des grandes coopératives et tendre vers moins de quantité et plus de qualité. Une réforme foncière devra également être mise en place afin de véritablement favoriser l’accès à la terre pour l’installation de nombreux·ses paysan·ne·s. L’économie agricole se doit d’être basée sur une production et une distribution en autonomie locale redynamisant tout le territoire et faire revivre les campagnes.
Nous sommes pour la création d’un statut agricole nouveau avec un revenu mensuel assuré en cas d’engagement en système agroécologique.
Didier Lucas, vice -président de la chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor, a déclaré : « Le vrai sujet, c’est qu’on ne peut plus continuer à produire de gros volumes non payés. Nous ne voulons plus ça : ce qui veut dire une baisse de l’élevage, davantage de prairies, la baisse des phytos, etc.» et « Je préfère aider des jeunes à s’installer, en associés, dans une agriculture qui produira moins, mieux, mais leur assurera plus de revenus et de sécurité…»
Ouest France, 1er décembre 2020 :
Partout, les mêmes constatations. Il ne manque maintenant qu’une véritable volonté politique pour y parvenir. Il faut se donner les moyens de les mettre en place, avec plus de pouvoirs en Bretagne par l’autonomie et l’indépendance !
Douar ha Frankiz – Pour une Bretagne libre

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