Discours d’Ana Sohier au meeting rennais pour François Hollande

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COMMUNIQUE DE PRESSE UDB

Ana Sohier, élue municipale à Rennes, y représentait l’UDB en présence de Frédéric Bourcier, secrétaire fédéral PS, Daniel Delaveau, Maire de Rennes, Nicole Kiil-Nielsen, EELV, Wilfried Lunel, PC et Christophe Martins, PRG.

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Chers amis, chers camarades,

Je suis ici ce soir au nom de l’Union démocratique bretonne pour apporter notre soutien sans faille à la candidature de François Hollande dans ce deuxième tour de l’élection présidentielle.

Tous ici avons nos sensibilités, nos différences mais nous partageons, et c’est une force, des valeurs qui nous rassemblent et qui ont aidé nos partis à construire, depuis 1981, une alternative et un espoir en Bretagne, cette Bretagne que l’on disait conservatrice et réactionnaire.

Aujourd’hui, nous pouvons être fiers quand nous regardons la carte des votes.La Bretagne toute entière, à 5 départements, est à gauche. Elle croit à la justice sociale et aux projets collectifs.

Mais, comme vous tous, je suis très inquiète de la percée importante du Front National. C’est manifestement un signe de désespoir chez certains. La crise est là, bien sûr, mais il faut aussi prendre la mesure du sentiment de perte des repères, d’abandon, de fracture, qu’elle soit économique, culturelle, sociale ou territoriale.

Les mauvais remèdes du FN, banalisés par Sarkozy depuis 5 ans, sont des mensonges qu’il faut dénoncer. Une société égoïste, dérégulée, qui casse le vivre ensemble, la solidarité, l’action publique, est en fait la pire des réponses possible aux problèmes des plus fragiles.

Partout dans le monde, historiquement, se sont les politiques de relance, de solidarité, de justice sociale, d’intérêt général, d’investissement public, qui ont permis de surmonter les crises et de créer de la prospérité… prospérité qu’il faut partager.

En Bretagne nous le savons bien. Depuis longtemps, nous avons su créer une intelligence collective pour surmonter les conséquences économiques et sociales de 200 ans de centralisation à outrance. Pour compenser aussiou du moins amortir, depuis 10 ans, les dégâts des politiques de la droite.

Il faut continuer dans cette voie. C’est ce que propose François Hollande. Vous me permettrez d’insister sur quatre axes :

D’abord, le nouvel acte de la décentralisation qui permettra aux régions de prendre toute leur place dans la construction démocratique de notre pays. Il doit ouvrir la voie à un développement équilibré et harmonieux de tous les territoires. Il faudra rompre avec la concentration des richesses et des hommes dans de trop grandes agglomérations, et avec les trop grandes inégalités entre régions. Car il n’y a pas, il n’y aura pas de justice sociale sans justice territoriale.

L’UDB demande l’abrogation de toute la loi Sarkozy dite de réforme des collectivités. Nous voulons une république parlementaire et fédérale, parce que le changement ne se décrète pas d’en haut en étouffant les initiatives locales et citoyennes. Donner aux régions un pouvoir règlementaire est la clé d’une relation de confiance entre l’Etat et ses territoires.

Une république fédérale ne sera pas moins république ! elle sera simplement plus démocratique.

C’est aussi dans le cadre de cette nouvelle décentralisation qu’il faudra mettre en œuvre – rapidement – le processus de réunification de la Bretagne. Les Bretons l’attendent avec force.

Poursuivons ce raisonnement au niveau européen. Pourrons-nous seuls réguler la finance, enrayer les méfaits du libéralisme prédateur… ? Non !Pour cela, l’Europe est une nécessité, mais pas une simple Europe des Etats dans laquelle les égoïsmes nationaux prennent le dessus sur le besoin de solidarité. La aussi, la construction d’une Europe forte et démocratique, nous amène de façon inéluctable vers un système fédéral.

Ensuite, François Hollande fera modifier la Constitution et ratifier la Charte des langues régionales. Ainsi sautera enfin le verrou qui empêche la langue bretonne, entre autres, d’avoir toute sa place dans l’espace public et de se développer dans l’enseignement. Cela aussi les Bretons l’attendent depuis 20 ans.

Nous ne pouvons ignorer les questions environnementales, l’enjeu de la qualité de l’eau et la nécessaire métamorphose de l’agriculture en Bretagne. Le changement doit permettre la transition vers une économie relocalisée, en particulier de la production énergétique. Nous devons enclencher la sortie du nucléaire, nous mobiliser pour les énergies renouvelables, la sobriété et l’efficacité énergétique. C’est une question de justice, notamment pour les ménages les plus pauvres, mais c’est aussi un formidable gisement d’emplois. Les Bretons sont prêts pour cette transition.

Enfin, la société solidaire à laquelle nous aspirons, oblige une vraie justice sociale et fiscale qui revalorise les bas salaires, les retraites et combat les précarités. Il nous faut inscrire au cœur du projet de gauche, quatre priorités : l’accès à l’éducation, à la santé, au logement, ainsi que le rôle et l’organisation des services publics. Nous approuvons FrançoisHollande quand il se donne comme priorité la jeunesse, car l’emploi est pour cette jeunesse, la première des libertés.

Nous devons donc, tous ensemble, permettre le changement.

Refusons la politique de Sarkozy qui ne consiste qu’à mentir, diviser, attiser la haine et la peur de l’autre.

Unissons-nous sur un projet partagé de démocratisation, de régionalisation, d’équité, de justice sociale et de développement durable.

C’est pourquoi, j’appelle – l’UDB appelle – toutes les Bretonnes et les Bretons, à voter massivement et sans réserve pour François Hollande.

Bretoned, asambles betek an trec’h. Bevet Breizh.

Tous avec François Hollande le 6 mai !

Ana Sohier

 

Site web de l’UDB : udb-bzh.net

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