Breizh Mobile : l’opérateur qui n’a de breton que le nom

Lancé simultanément en Bretagne et en France en 2004, l’opérateur, filiale de la société britannique Omea Telecom, fut le premier à revendiquer une identité particulière hors opérateurs historiques.

MVNO (de l’anglais Mobile Virtual Network Operator ou Opérateur de réseau mobile virtuel), Breizh Mobile ne dispose pas de fréquence ni de réseau propre. Il achète des lots de minutes à Orange pour les revendre à ses clients.

Lors de sa commercialisation, et pour se différencier de ses concurrents, la marque proposait des tarifs avantageux pour les appels émis depuis la Bretagne et certains départements de l’Ouest de la France. Selon la nouvelle grille tarifaire présentée sur son site internet, cette spécificité ne serait plus d’actualité depuis 2008.

Des débuts très contestés

Malgré les lourds moyens financiers engagés lors de la création (deux millions d’euros sur les dix dont disposaient les dirigeants auraient été consacrés au budget communication pour diffuser la marque sur le marché), la société souffre d’une mauvaise image auprès de ses clients. Économies obligent, le service client, composé à ses débuts de seulement une dizaine de personnes et basé à Laval (Mayenne, France) et Vitré (Ille-et-Vilaine), s’est avéré rapidement submergé par les doléances des consommateurs et incapable de régler les problèmes techniques, de prélèvements et les factures comportant des services payants censés être gratuits.

« Fiers d’être le moins cher »

Avec une facturation supplémentaire de trois euros par mois pour supprimer l’indivisibilité de la première minute de communication, des sms payants (0.09ct) et l’absence de forfait multimédia, le prestataire ne semble plus dans l’air du temps. Malgré la récente arrivée de Free Mobile qui a révolutionné le paysage de la téléphonie mobile, la grille de Breizh Mobile n’a pas été réactualisée depuis novembre 2008. Contactée par 7seizh, la maison mère semblerait privilégier davantage Virgin Mobile en communiquant massivement sur cette marque au détriment de l’opérateur estampillé « Breizh » et souhaiterait conserver « la simplicité des forfaits » . A l’heure ou SFR annonce s’aligner sur les prix proposés par Xavier Niel, la société dirigée par Geoffroy Roux de Bézieux reste très minoritaire sur le marché et ne représenterait que 69 000 abonnés fin 2010 soit 0.10% du marché.

L’image vieillissante de Breizh Mobile et la volonté de ses dirigeants de ne pas faire évoluer son offre annoncent des jours difficiles au MVNO pourtant premier autorisé à se lancer dans ce domaine.

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