Charte Ya d’ar brezhoneg : Constat à Saint Herblain / Sant Ervlan

On s’en souvient, c’était le 15 avril 2009, la commune de Saint-Herblain signait la charte de l’office publique de la langue bretonne. Cérémonie très sympathique où les promoteurs locaux du breton ont pu se gaver de petits fours, de kirs breton et surtout de promesses de la part de la majorité municipale.

L’accord signé préconisait la mise en place de 7 actions en faveurs du breton étalées sur 3 ans, la mise en place de panneaux bilingues aux entrées et sorties de la commune, la participation à la promotion des cours de breton pour adultes, le recensement de la demande parentale en vue de l’ouverture d’une filière primaire bilingue sur la commune, une présence plus grande des livres en breton dans les bibliothèques municipales.

 Qu’en est-il aujourd’hui à Sant Ervlan ?

3 ans après la signature la municipalité semble avoir un peu oublié ses engagements. Dès le début un constat est fait, tous les panneaux d’entrée dans l’agglomération n’ont pas été changés, dès qu’il apparaît la mention « Bourg », « Est », ou encore « Nord », les panneaux ne sont pas traduits. Peut être que parmi le personnel municipal personne ne parle breton, mais alors qu’ils demandent aux élèves du collège Diwan implanté à Saint Herblain même !

 L’autre grand espoir de cette signature était l’ouverture d’une classe bilingue publique dans la commune, 3 ans et une tentative plus tard : toujours rien ! C’est à se demander si le très « breton* » sénateur maire Charles Gauthier a oublié cet engagement, ou alors peut être est-il trop occupé au palais du Luxembourg, mais ça c’est une autre histoire.

 
Bref, on le voit bien le niveau 2, pourtant envisagé à l’époque, n’est pas prêt d’être atteint. Pourtant nous en parlions il y a peu sur 7seizh.info, Sant Ervlan dispose de 2 élus plutôt très favorable au développement du breton. Primaël Petit (Breizhistance) dans l’opposition de gauche, et Michel François (UDB) élu avec la majorité PS. Il serait peut-être intéressant d’avoir leur avis sur la question, et de savoir ce qu’ils comptent faire pour faire évoluer cette situation.

 Faudrait-il que le mouvement citoyen s’empare de la question face à un certain immobilisme de la municipalité ?  Va-t-il falloir aller coaltarder les panneaux monolingues comme certains ont du faire afin de faire réagir les politiques locales et avancer le schmilblick ?

*Référence à ses talents de compteur hyper qualifiés en matière de fabrication de sabots et de légendes de Brocéliande (on préférera les petits fours merci).

4 COMMENTS

  1. la signature de la charte par les communes est dans la plupart des cas une vaste farce. Après un apéro où l’on boit du mauvais cidre et on fait venir quelques binious et les danseurs du cercle local, quand il s’agit de passer à des actes concrets, celle-ci n’a aucune efficience… Des communes qui ont signé la charte refusent l’ouverture de classes bilingues en disant « ce n’est pas dans la charte » comme à Spézet. C’est de la com comme nos chers politiques aiment en faire pour l’environnement, le développement durable, la diversité…dans le pays de quimperlé, les élus refusent un débat sur l’application de la charte parce qu’ils savent que dans la plupart des communes, elle n’a été suivie d’aucun effet… et la couleur politique n’a rien à voir, des jacobins il y en a partout au PS, à l’UMP, au front de gôche…
    Quand les élus veulent, ils font !

  2. Tout à fait d’accord avec Penwenn. Il y des mairies où les élus UDB mouillent leur maillot mais il y en a d’autres où ils sont élus depuis des années sans que jamais rien de positif n’en sorte pour la langue bretonne. A Saint-Herblain la mairie s’est couché devant l’inspection alors que le nombre d’enfants était réuni. Ils parait même que les profs monolingues ont été appelé à voter pour voir si ils étaient d’accord pour qu’une classe bilingue ouvre dans leur école. Quelle rigolade. Ca me fait penser à ceux qui veulent faire voter les Vendéens ou les Sarthois pour voir s’ils sont d’accord pour que la Bretagne soit réunifiée. A Plerin les parents sont ecoeurés. L’école Diwan n’avait pas pu ouvrir l’année dernière parcequ’il fallait prendre le temps, que la mairie allait proposer une solution. Résultat que dalle. Après ça, le maire sénateur propose de voter une loi pour les langues régionales. Le breton c’est super mais pas dans ma commune. En attentant pas d’école Diwan et le silence assourdissant des élus UDB de Plerin. C’est pas à Plerin que le premier maire adjoint est UDB ?

  3. J’avoue avoir du mal à comprendre. Seules 3 villes ont signées la charte en 44. S’il faut taper sur des communes ce n’est pas sur celles qui ont fait la démarche mais sur les 218 autres…

    Mais revenons sur les engagements :
    1) La mise en place de panneaux bilingues aux entrées et sorties de la commune : C’est chose faite. Il reste les panneaux avec les mentions est-centre-ouest. Le coût d’un panneau est exorbitant certes mais ça pourrait être fait. Ne crachons pas dans la soupe, le premier pas a été en grande partie honoré.

    2) La participation à la promotion des cours de breton pour adultes : Kentelioù an noz a t-elle été contactée pour savoir si c’est fait ?

    3) Le recensement de la demande parentale en vue de l’ouverture d’une filière primaire bilingue sur la commune : Tous les foyers de Saint-Herblain ayant des enfants en âge d’aller dans une telle école ont reçus une lettre pour savoir s’il étaient intéressés. Il faut savoir le projet ne peut être présenté que si un certain nombre d’enfants souhaitent s’y inscrire. Ce nombre à été atteint. Après la création de la classe ne dépend plus de la mairie mais de l’académie.

    4) Une présence plus grande des livres en breton dans les bibliothèques municipales : Le KDSK a t-il été contacté pour savoir si ça a été fait ?

    Je le répète, taper sur ceux qui font un minimum d’efforts n’aidera pas les autres à faire la démarche d’une signature de la charte.

    Quand à l’autre commentaire c’est typique du TSB : Tout Sauf Udb. Qui peut croire que l’UDB s’oppose à la langue Bretonne sérieusement ?

  4. Il surait judicieux de comprendre pourquoi une école Diwan ouvrira dans une commune UMP a Pornic et que la municipalité PS/UDB de Plérin a refusé son aide à Plérin : ni pret de locaux, ni location de locaux ni aide à la recherche ! A quoi sert l’UDB si on ne peut compter sur elle pour ces dossiers ? A quoi bon promettre de signer la charte européenne des langues regionales à Paris si dans les faits à Plérin c’est niet ! Vite, un article fouillé de 7seizh !

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