MSC Flaminia : Des syndicats fustigent l’exportation d’heures de travail

Les Syndicats CGT des marins du grand Ouest et de la métallurgie à Brest, l’Union départementale CGT du Finistère et des associations souhaitent des explications sur le refus d’accorder un port refuge à l’armateur du MSC Flaminia, Reederei NSB, par l’État français.

Syndicat CGT des marins du grand ouestL’Association Mor Glaz confirme que « les professionnels du port de Brest étaient prêts à réceptionner le navire, » et que « le 7 août, l’armateur du MSC Flaminia était forcé et contraint à négocier avec le port de Rotterdam » pour accueillir le porte-conteneurs.

L’option de l’Allemagne passe mal auprès des représentants syndicaux : « Nous ne sommes pas d’accord, d’autres choix étaient envisageables ». Le Havre, Cherbourg et Brest sont les ports refuges retenus par la France en 2011. « Et la réindustrialisation de la France ? Des milliers d’heures de travail sont exportées ailleurs, » fustigent les syndicats. « La manœuvre n’est pas très honorifique ».

« Depuis 40 jours, le porte-conteneurs cherche un endroit pour se réfugier, » rappellent les représentants syndicaux. « Par deux fois, les ministres de l’Écologie et des Transports ont refusé l’accès des eaux de la zone économique exclusive (ZEE) à l’armateur du MSC Flaminia ». Pour les syndicats, Delphine Batho, ministre de l’Écologie et Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche « n’ont pas assumé les responsabilités. »

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