Pays Basque : Analyse à froid des élections au Pays Basque Sud / Hauteskundeen zurrunbilotik ihesean

En s’évadant du tourbillon des élections…

Déjà une semaine de passée depuis le tourbillon des élections en Communauté Autonome Basque, même si les forces de tourbillon vont encore perdurer dans les esprits, au moins jusqu’à ce que le président soit choisi. Aujourd’hui, profitant de l’éloignement du scrutin, nous avons choisi de revenir sur ces élections pour une analyse « à froid ». Que le lecteur nous pardonne ce délai, pourtant ô combien nécessaire pour bien appréhender tous les enjeux de cet évènement politique.

Depuis que la gauche abertzale est plongée dans un nouveau cycle dû au changement de stratégie, ces élections ont été les premières où les électeurs basques étaient appelés à choisir librement leurs représentants au parlement de la Communauté Autonome Basque.  En effet, lors des élections de 2009, la participation de la gauche abertzale avait été rendue illégale « au nom de la démocratie ». Néanmoins, même si un pas a été fait vers la normalisation par rapport à la la situation en 2009, on ne peut pas dire encore que tous ont participé avec le même entrain à cette normalisation. Rappelons, entre autres, que certains hommes politiques basques (comme Arnaldo Otegi) sont encore otages dans les prisons de l’État espagnol et que les candidats d’EH Bildu ont dénoncé la surveillance et la persécution policière pendant la campagne électorale, … Et n’oublions pas, non plus, que la situation est loin d’être normalisée au Pays Basque sud tant que le problème des prisonniers et des réfugiés politiques ne sera pas réglé. Rappelons également que la violence d’Etat et les arrestations arbitraires sont monnaies courantes au Pays Basque sud.

Mais revenons au résultat des élections. Répétant ce que 7seizh.info a diffusé le lendemain des élections, avec la participation de 66%, le PNB (Parti Nationaliste Basque, droite nationaliste) a gagné le scrutin avec 27 sièges. EH Bildu (gauche indépendantiste) l’a suivi avec 21 sièges. Dans le sillage de ces deux formations abertzale, on retrouve les partis espagnolistes, PSE  (16 sièges), PP (10 sièges) et UPyD (1 siège). Dans cette perspective, la première réflexion qui s’impose est la suivante : malgré les illégalisations des formations héritières de Batasuna, les votes nationalistes se sont imposés avec la suprématie absolue sur les votes constitutionnalistes, dépassant ainsi les limites des résultats obtenus dans le passé et ouvrant même la possibilité d’une possible amélioration dans le futur. S’il fallait juste un indicateur pour illustrer ce propos : parmi les 75 sièges du parlement, 48 sièges vont être occupées par les nationalistes face aux 27 de PSE, PP et UPyD. Donc étant donné, que les deux tiers du parlement vont défendre l’autodétermination et réclamer l’indépendance (au moins dans le programme, car le comportement du PNB est incertain aussi dans cette question), Madrid se doit de tirer les conclusions qui s’imposent, car « les souverainistes ont battu les espagnolistes ».

Pour effectuer une analyse détaillée, nous ne pouvons pas placer la victoire absolue des nationalistes seulement au Pays Basque, sinon qu’il faut l’analyser d’un point de vue européen. Ces élections ont eu de l’impact sur le monde et en Europe, « pro-independence parties win Basque Country elections ». Les processus souverainistes sont en cours au sein de l’Europe, l’Écosse, la Catalogne et la Flandre entre autres, et ces résultats, montrent que la société basque veut monter dans le même train. En plus, cette tendance sera renforcée à l’avenir, avec les élections du 25 novembre en Catalogne, le référendum sur l’indépendance organisé en 2014 en Écosse, et dans la même année, ce fut trois siècles de la chute de Barcelone en main des bourbons. Il est évident que dans les prochaines années, il deviendra de plus en plus important le débat sur l’indépendance en Europe, cependant qu’il se déroulera à l’ombre de la crise du modèle que nous vivons aujourd’hui. En Europe, il va donc s’ouvrir la porte pour la création des nouveaux États, et avec ces élections, une grande partie de la société basque a montré de façon claire et fort qu’ils veulent passer par cette porte. Dans ce contexte historique, l’horizon de l’indépendance du Pays Basque se nous approche à la vitesse de la lumière.

Il faut ajouter à la forte augmentation des parties nationalistes, que l’équilibre de cette augmentation est aussi évident. En effet, les nationalistes ont atteint la majorité dans les trois provinces qui composent la Communauté Autonome Basque (Araba, Bizkaia et Gipuzkoa). Au Bizkaia et Gipuzkoa ont confirmé la tendance des dernières élections municipales et générales, mais les tendances du passé ont été battus au Araba. Certainement, c’est la première fois qu’Araba a eu plus de parlementaires nationalistes que de constitutionnalistes : PNB et EH Bildu ont eu treize en face de douze de PSE, PP et UPyD. Il suffit d’analyser les résultats de passé pour détecter la tournée radicale du territoire, en 2009, neuf nationalistes étaient en face de seize constitutionnalistes seize, et en 2005 dix en face de  quinze. Les changements dans la tendance d’Araba, renforcent et accélèrent le tendance pour l’indépendance, atteignant une photographie uniforme du Communauté Autonome Basque, où c’est claire le déclin des partis politiques qui représentent les positions de l’État espagnol, ainsi que dans les territoires où, historiquement, ont été hégémonique. Et sans aucun doute, cette tendance aura un impact politique dans les autres territoires au Pays Basque, en concret, à Nafarroa, et à Lapurdi, Behe-Nafarroa et Zuberoa qui composent Iparralde.

Avec cette photographie les partis constitutionnalistes ont été durement avertis par la société basque, indiquant que s’ils ne changent pas l’attitude, ils vont s’emmener leur tête à une position marginale. En outre, ces résultats impliquent un progrès pour la résolution du conflit, car la demande de la société de changer l’attitude aux partis constitutionnalistes, entre autres, accusent leur attitude non-constructive et bloqueur dans le cadre du conflit. Et s’ils continuent à résister dans leurs positions de blocage (comme dans l’affaire de prisonniers politiques basques), l’avertisse va s’effectuer par la société basque, c’est-à-dire, les parties espagnoles seront exclus dans les futures élections.

Cependant de la victoire totale pour les nationalistes, et l’obtention du nombre de parlementaires les plus grand jamais obtenu, une grande partie de la société a vécu une paradoxe, ils sont le résultat d’un goût amer. En fait, on a mis la force et l’illusion pour que la balance de la lutte hégémonique entre EH Bildu et PNB que tomberait vers le côté des gauchistes souverainistes, mais les chiffres montrent clairement que le PNB a été le vainqueur dans cette lutte, et avec une différence plus grande que ce que beaucoup nous pensions (EH Bildu a obtenu le résultats plus pires indiqués par différents sondages). Ainsi, le parti néolibéral aura la clé pour le parlement, et des mesures qui seront pris devant la crise du système capitaliste patriarcal et l’attitude incertain qui montre  autour de l’indépendance, crée encore une certaine réticence parmi tant d’autres.

Dans cette lutte pour l’hégémonie, a priori, il semblait que le contexte que nous vivons avait des ensembles de composantes idéologiques afin de parvenir à la victoire d’EH Bildu, surtout, avec la gravité de la crise, la demande de l’indépendance et la nécessité d’un changement social. A posteriori, on a vu que EH Bildu n’a pas réussi de créer l’illusion nécessaire entre des citoyens qui perdent tout dans cette cruelle situation, ceux qui sont protégés dans l’abstention, demandant la nécessité d’une message haute et forte de changement politique et social. Cependant, l’entrée d’EH Bildu avec vingt et un sièges dans le nouveau parlement, rejetant la chaleur du cœur et analysant avec la froideur de la tête, est un résultat extraordinaire. Au cours de la dernière décennie où la gauche abertzale a souffert des illegalisations, des arrestations, la répression, la surveillance, la fermeture des sièges, le blocage des comptes, serrure, … , EH Bildu a reçu une énorme soutenance de la société basque. Mais approfondissant dans l’auto-critique, EH Bildu a où regarder, en concret, dans les 113.000 nouvelles abstentions et les 60.000 votes que les partis alternatives de gauche ont reçu. Et pour ça, le renforcement et l’approfondissement du message de l’idéologie de gauche peut être une clé, comprenant à la société que EH Bildu est le seul mouvement politique qui peut réalisée la libération social. Si on suive cette voie, EH Bildu continuera à s’augmenter, et nous sommes en sécurité qu’on gagnera aussi dans la lutte pour l’hégémonie dans un proche avenir.

En tout cas, aujourd’hui, c’est mieux qu’hier, on a une meilleur corrélation des forces pour approfondir dans la lutte de libération nationale et sociale. Mais il est nécessaire de mener à bien les accords qui auront place, donnant une vision nationale. La principale candidate d’EH Bildu Laura Mintegi dit claire, « On a commencé un chemin qui ne s’arrêtera pas jusqu’à obtenir une Pays Basque libre, juste et solidaire en Europe, …, et ce processus est déjà irréversible ». Pour cela, les nationalistes de gauche, nous devons avoir clair que nous ne pouvons pas seulement limitée à la lutte institutionnelle, parce que sans la lutte idéologique et la lutte de masse notre processus de libération va se devenir boiteux. Ce sont les trois piliers de la lutte de libération, et le rythme de ce processus n’est pas déterminée par le pilier puissant, sinon pour le plus faible.

Pour continuer de renforcer les trois piliers, il est nécessaire de poursuivre l’analyse de la situation, d’avoir entre les mains l’outil d’auto-critique. Mais notre tâche n’est pas de devenir dépassés par l’analyse en cours, commençons-nous à partir de demain dans le travail en équipe pour atteindre la libération de nous tous !

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Hauteskundeen zurrunbilotik ihesean

Jada astebete igaro da Euskal Autonomi Erkidegoko hauteskundeen zurrunbiloaren atzaparretatik aldegiten hasi ginenetik, nahiz eta oraindik zurrunbilo horren indarrek bertan mantenaraziko gaituzten, lehendakaria hautatu arte behinik behin. Gaur, duela astebete baino urrutiago ikusten ditugu hauteskundeak, eta beraien  gaineko hausnarketa orduan egin genezakeena baino zehatzagoa izango dela deritzogu, beharrezkoa den azterketa sakon eta zorrotza ez baita berotasunean lortzen. Horretxegatik gogoeta honen atzerapena. Irakurleak barka gaitzala.

Ziklo berrian murgilduta gaudenetik, ezker abertzalearen estrategiaren aldaketa tarteko, Euskal Autonomi Erkidegoko legebiltzarraren hautaketa burutzeko lehen hauteskundeak izan dira hauek, 2009ko hauteskundeetan ez bezala (ezker abertzalearen parte-hartzea legez kanpokotzat jo baitzuten «demokraziaren izenean»), alderdi politiko guztiek parte hartzeko aukera izan dutelarik. Hala ere, nahiz eta 2009ko egoerarekin alderatuz normalizaziorantz zenbait urrats burutu diren, oraindik ezin esan alderdi guztiak normalkuntza berberaz aritu direnik hauteskunde hauetan. Besteak beste, gogoratu zenbait politiko oraindik espainiar Estatutako espetxeetan bahituta dituztela (Arnaldo Otegi tartean), EH Bilduko hautagaiek salatu dituzten polizien jarraipen eta jazarpenak hauteskunde-kanpainan zehar, … Eta ezin ahaztu ere, preso eta iheslari politikoak, atxiloketak eta estatu biolentzia dauden bitartean, ez garela biziko egoera normalizatuan, eta ezta bakean ere.

Baina murgil gaitezen bada hauteskunde emaitzetan. Komunikabide honetan bertan agertu zena errepikatuz, %66ko parte-hartzearekin, EAJ (abertzale eskuindarrak) izan da garaile 27 eserlekurekin, EH Bilduk (independentista ezkertiarrak) jarraitu du 21 eserlekurekin, eta hauen atzetik kokatu dira alderdi konstituzionalistak, PSE 16rekin, PP 10ekin eta UPyD eserleku bakarrarekin. Hau ikusirik, hona gure lehen gogoeta: legez-kanporatzeak gainditurik, bozka abertzaleak erabateko nagusitasunez gailendu zaizkie alderdi konstituzionalistei, iraganean lortutako emaitzen mugak apurtuz eta etorkizunerako berauek hobetzeko ateak irekiz. Honen adierazlea da, legebiltzarreko 75 eserlekuetatik 48 alderdi abertzaleek beteko dituztela, PSE, PP eta UPyDk beteko dituzten 27 eserlekuren aurrean. Azpimarratu beraz, legebiltzarraren bi herenek erabakitze eskubidea babesteaz gain, independentziaren aldarria ere egiten dutela (programan behintzat, EAJren jokamoldea zalantzagarria baita gai honetan ere). Atera ditzala  Madrilek atera beharreko ondorioak, «soberanistek konstituzionalistak birrindu dituztelako».

Azterketa zehaztasunez burutzeko, alderdi abertzaleen erabateko garaipena ezin dugu soilik Euskal Herriaren baitan kokatu,  ikuspegi europar batetik aztertzea beharrezkoa baita. Honen adierazgarri da, hauteskunde hauen emaitzek munduan eta Europan bertan izan duten oihartzuna, «pro-independence parties win Basque Country elections». Prozesu soberanistak abian dira Europaren baitan ere, Eskoziakoa, Kataluniakoa eta Flandriakoa besteak beste, eta emaitza hauek, euskal jendarteak ere tren berberera igo nahi duela adierazten dute. Etorkizuneko zitek ere joera hau indartu egingo dute, azaroaren 25ean Katalunian izango diren hauteskundeekin, 2014an Eskozian burutuko den independentzia erreferendumarekin, eta urte berean ere, Bartzelona borboitarren eskuan erori zela hiru mende luze beteko direlarik. Bistakoa da, datorren urteetan Europan bertan independentziaren inguruko eztabaidek garrantzia hartuko dutela, gaur egun pairatzen ari garen eredu krisiaren gaineko eztabaiden itzalpean bada ere. Europan estatu berriak sortzeko atea irekiko da beraz, eta hauteskunde hauekin, euskal jendartearen zati handi batek ate hori igaro nahi duela argi eta ozen adierazi du. Testuinguru historiko honetan, Euskal Herriaren independentziaren zerumuga argiaren abiadurara hurbiltzen ari zaigu.

Alderdi abertzaleek izan duten gorakada indartsuaz gain, gorakada honen oreka ere begi bistakoa da, izan ere, Euskal Autonomi Erkidegoa osatzen dute hiru herrialdeetan (Araba, Bizkaia eta Gipuzkoa) lortu baitute gehiengoa abertzaleek. Bizkaia eta Gipuzkoari dagokionez orain arteko joera baieztatu egin dute hauteskunde hauek, baina Araban iraganeko joerak hautsi dira emaitza hauekin. Alta, Arabak lehen aldiz izango ditu konstituzionalistak baino legebiltzarkide abertzale gehiago: EAJ eta EH Bilduk hamahiru dituzte PP, PSE eta UPyDren hamabiren aurrean. Iraganeko emaitzak aztertzea nahikoa da herrialdeak eman duen errotiko bira hautemateko, 2009an bederatzi baitziren abertzaleak hamasei konstituzionalisten aurrean, eta 2005 hamar hamabosten aurrean. Arabarren joeraren aldaketak beraz, independentziaren joera indartzen eta azkartzen du, Euskal Autonomo Erkidegoan argazki uniforme bat lortuz, non espainiar Estatuaren posizioak ordezkatzen dituzten alderdien gainbehera eta ahultzea argia den, baita historikoki hegemonikoa izan diren herrialdeetan ere. Eta ezbairik gabe, joera honek politikoki eragina izango du Euskal Herriko beste herrialdeetan ere, Nafarroan eta Iparraldea osatzen duten Lapurdi, Behe Nafarroa eta Zuberoan zehazki.

Argazki honekin espainiar alderdi konstituzionalistak gogor ohartarazi ditu beraz euskal jendarteak, jarrera aldatzen ez badute, beraien burua posizio marjinaletara eramango dutela adieraziz. Gainera, emaitza hauek gatazkaren konponbiderantz ere aurrerapena dakarte, izan ere, jendarteak alderdi konstituzionalistei jarrera aldatzeko eskaera egitean, besteak beste, euskal gatazkaren baitan duten jarrera ez-eraikitzaile eta oztopatzailea salatzen baitute, eta blokeo posizioetan temati jarraitzen badute (preso politikoen aferan esaterako), euskal jendarteak aurretik ohartarazitakoa bete egingo du, hots, alderdi espainiarrak etorkizuneko hauteskundeetan baztertu egingo ditu.

Abertzaleen erabateko garaipena eta inoiz eskuratu gabeko legebiltzarkide kopuru handiena lortuta ere, paradoxa bat bizi izan du euskal jendartearen zati handi batek, emaitza hauek zapore mingotsa izan baitute beraientzat. Hain zuzen ere, EH Bilduren eta EAJren arteko borroka hegemonikoaren balantza soberanista ezkertiarren aldera erortzeko indarra eta ilusioa jarri genuen, baina datuek argi diotenez, EAJ izan da garaile borroka honetan eta uste baino alde handiagoarekin gainera (galdeketek aurreikusten zuten aukera txarrena bete baita abertzale ezkertiarrentzat). Gauzak horrela, alderdi neoliberalak izango du legebiltzarraren giltza, eta EAJk sistema kapitalista patriarkarraren krisiaren aurrean hartuko dituen neurriek eta independentziaren inguruan gaur egun behinik behin azaltzen duen jarrera zalantzagarriak, nolabaiteko mesfidantza sortzen du askoren artean oraindik.

Borroka hegemonikoari honi dagokionez, a priori, bizi dugun testuinguruak EH Bilduk garaipena lortu ahal izateko osagai ideologiko guztiak zituela zirudien, batik bat, krisiaren gogortasuna, independentziaren eskaera eta aldaketa sozialaren beharra tarteko. A posteriori, ikusi da EH Bilduk ez diola behar bezainbesteko lilura sortu egoera krudel honetan guztia galtzen ari den herritarrari eta hauek abstentzioan babesten direla, aldaketa sozial eta politikorako mezu ozen eta indartsu baten beharra aldarrikatuz. Hala ere, EH Bilduk hogeita bat eserlekurekin legebiltzarrean izan duen sarrera, bihotzaren berotasunak baztertu eta buruaren hoztasunez aztertuz, aparteko emaitza izan da. Azken hamarkadan ezker abertzaleak jasandako legez-kanporatzeak, atxiloketak, jazarpenak, jarraipenak, egoitzen itxierak, diru-kontuen blokeoa, … tarteko, euskal jendarteak EH Bildurenganako atxikimendu ikaragarri azaldu du. Baina autokritikan sakonduz, EH Bilduk badu nora begiratu, 113.000 abstentzio berritara eta ezkerreko beste alderdi alternatiboek jaso dituzten 60.000 bozketara hain zuzen ere. Eta horretarako ideologia ezkertiarraren mezua indartu eta sakontzea izan daiteke giltza, askapen soziala egikaritu dezakeen mugimendu politiko bakarra dela argi eta garbi ulertaraziz euskal jendarteari. Bide hori jarraituz gero, EH Bilduk gorakadan jarraituko du, eta seguru gaude, etorkizun hurbilean hegemonia eskuratzeko borrokan EAJri gailenduko zaiola.

Edonola ere, gaur atzo baino indar harreman hobea dugu askapen nazionalaren eta askapen sozialaren borrokan sakontzeko. Baina horretarako beharrezkoa da burutuko diren akordioek legebiltzarrera soilik mugatu beharrean, nazio ikuspegia izatea. Argi dio Laura Mintegi EH Bilduko hautagai nagusiak, «Europan Euskal Herria libre, justu eta solidario bat lortu arte geldituko ez den bidea hasi gara egiten, …, eta honek ez du atzera bueltarik». Honetarako, abertzale ezkertiarrok argi eta garbi izan behar dugu ezin dugula borroka instituzionalera soilik mugatu, borroka ideologikoa eta masa borrokarik gabe hankamotz geratuko baita gure askapen prozesua. Hauek dira askapenaren borrokak izango dituen hiru hankak, eta prozesu honen erritmoa ez du hanka indartsuenak zehaztuko, hanka ahulenak baizik.

Hiru hankak berrindartzen jarraitzeko, beharrezkoa da egoeraren azterketa egiten jarraitzea, autokritikaren tresna eskuetan izatea. Baina gure eginbeharra ez denez etengabeko azterketan itotzea, has gaitezen bihartik aurrera denon askapena lortzeko auzolanean!

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