Rennes l’endormie face à Nantes la dynamique

Autrefois réputée pour son offre artistique, Rennes semble à bout de souffle.

rennes-culture-nantes-transmusicales-rene-jouquand

Rennes se serait-elle définitivement endormie sur ses lauriers ? Aurait-elle tiré un trait sur ce qui fit sa renommée et son dynamisme artistique dans les années 80 ? Une chose est sûre, le temps où la cité bretonne, « capitale du rock », faisait la une des journaux branchés – et d’autres – est bien révolu. Et, désormais, à côté d’autres références nationales, il est davantage question, dans les rubriques culture des médias nationaux, de sa voisine nantaise, avec sa Folle Journée , son Lieu unique ou les dernières créations de la compagnie Royal de Luxe, que d’une quelconque manifestation rennaise, à part peut-être les Transmusicales. »Il se passe aujourd’hui beaucoup plus de choses à Nantes qu’à Rennes, estime Benoît Careil, fondateur du Jardin moderne, structure dédiée aux musiques actuelles, et responsable de la culture chez les Verts locaux.Les Transmusicales servent d’alibi à une ville qui n’a plus d’identité culturelle. » La suite sur Le Point.fr

(Source : Le Point – Publié le 11/04/13 • crédit photo : Andia – Marc Olivier/Maxppp)

10 COMMENTS

  1. Nantes dynamique ? Laissez moi rire !
    Combien d’amis sont revenus à Rennes après avoir quitté Nantes car c’était une ville de vieux, coincée et qui ne bouge pas…
    Je comprends pas en revanche qu’on parle de Nantes sur un site sur la Bretagne! Il faut arrêter avec « la Loire Atlantique c’est le Bretagne », c’est du n’importe quoi !
    Nous, on en veut pas de cette ville dans notre région !

    • Manu,

      Un conseil: avant d’ecrire des idioties, renseignez-vous, cela vous evitera d’ecrire des idioties. Sans rancune…
      Soyez au-dessus de la mêlée….

    • Au contraire, je pense qu’une très grande majorité de créateurs, d’associations culturelles et de citoyens se posent des questions sur la politique culturelle de la ville. Sans rentrer dans les détails, je trouve que la ville a une politique étrange, mettant l’accent sur des artistes venus d’horizons lointains sans jamais mettre des focus sur la création locale… Pourquoi ?

  2. Un petit extrait d’une interview que j’ai faite pour le site Rennes 1720 (http://rennes1720.fr/2012/12/04/le-street-art-rennais-est-il-a-la-rue-lavis-de-tarek-92389/)

     » La culture graff existe à Rennes. A la fin des années 90 et au début des années 2000, c’était tagué partout ! Après, la quantité de street art à Rennes équivaut à une ou deux rues à Berlin ou à Paris… en surface, c’est dix fois moins que la Croix-Rousse à Lyon !

    J’ai déjà dit à la mairie que si elle voulait organiser un événement autour du street art, je pouvais faire venir du lourd, comme Invader. Mais il y a aussi des mecs actifs à Rennes, qui sont connus dans le monde entier mais pas localement.

    Malheureusement, les artistes, et en particulier les street artistes rennais, ne sont pas très intégrés dans la politique culturelle de la Ville. Je ne sais pas pourquoi. Alors qu’on est partenaires de la biennale d’art contemporain du Havre !

    Je n’ai jamais vu d’artistes rennais à la Criée. Moi, j’ai toujours exposé dans galeries privées. Ca peut paraître étrange : je suis l’auteur d’un des livres de référence sur le sujet, j’habite Rennes, mais la mairie ne m’a jamais contacté. A côté de ça, je suis sollicité à Paris, à Genève, à New York… si ça se trouve, si j’habitais à Paris, Rennes m’aurait déjà invité trois fois.

    J’ai rencontré une fois la personne qui s’occupe du graffiti à Rennes. Il voulait bien me donner un espace, mais il fallait que je travaille bénévolement. Alors que je gagne ma vie avec mes peintures, la photo, en écrivant des histoires… Franchement, je ne sais pas ce que la Ville pense du street art. Si la mairie voulait nous mettre en valeur, pourquoi nettoie-t-elle tout en permanence ? Un beau tag, ça se respecte.

    En ce qui concerne le graff, ils veulent l’institutionnaliser, le canaliser sur des murs officiels, mais ça, c’est une vue de l’esprit !

    Pourquoi ne pas laisser les murs aux gens qui veulent s’exprimer, comme les murs d’usine par exemple ? Ils ont peut-être plus d’argent à mettre dans l’art contemporain… l’art, c’est pour les gens ou pour se branler la tête ?

    Dans une mairie de gauche ou de droite, il faut se rendre compte que la culture urbaine, comme le hip-hop, va devenir la norme culturelle. Le street art touche tous les pays ! Et s’il n’est pas mis en valeur, la ville ne s’ouvrira pas sur le monde. « 

Bonjour, laissez ici votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.