Crise légumière du Finistère : Une autre voix écologiste, sans stigmatiser

Quimper, le 20 septembre 2014,  en écho aux événements de Morlaix et la crise légumière (ou
comme sur le sujet de l’écotaxe à l’automne dernier)  certains écologistes tiennent à se distancier de cette façon de tirer systématiquement sur les agriculteurs sans chercher à comprendre les racines des maux dont ils sont premières victimes, car pris au piège.

Voici la prise de position de Jérôme Abbassene, militant écologiste à Quimper, candidat aux élections départementales et régionales de 2015, second de liste Vivre Kemper aux municipales.

« Avoir l’intelligence politique de comprendre sans stigmatiser.

Les déprédations de biens publics sont à condamner tout en ayant conscience que la détresse sociale aiguë mène à des actions extrêmes.

Un cri du désespoir sur une dure condition sociale au quotidien qui n’a d’égal que le taux de suicide incroyablement élevé chez les agriculteurs.
Une mortalité par suicide qui représente 417 hommes et 68 femmes sur 3 ans selon la dernière étude connue de l’Institut de veille sanitaire (entre 2007 et 2009).

Si les agriculteurs bretons sont dans ce système ultra-productiviste, c’est d’abord parce que les députés européens ont voté des critères pour les aides Politique agricole commune qui ne font pas de place à d’autres alternatives de production non intensives.
Pratiques agricoles subventionnées et taille des exploitations, tout va dans le sens de l’uniformisation végétale et animale des filières sans garantir un revenu durable aux paysans.

Dans ce système malsain, il y a aussi la grande distribution et ses marges commerciales indécentes.
L’ail est achetée 6 centimes au producteur et revendue 4 euros dans les centres commerciaux. Par la fixation des prix du marché, ils ont leur part de responsabilité dans la situation.

La question des circuits de distribution est cardinale: outre les réseaux d’AMAP pour les circuits courts, et les magasins bios reconnus pour la qualité garantie, la puissance publique se doit d’accompagner la filière légumière pour rompre avec l’attitude monopolistique des grandes surfaces.

Avoir l’intelligence politique de comprendre en démêlant les fils, ce n’est pas justifier des actes de violence.

Il faut rompre avec la culpabilisation systématique des producteurs agricoles et des salariés de l’agroalimentaire, type « bien fait pour toi crétin, tu produis de la mauvaise qualité ».
Tirer sur l’ambulance, c’est faire le choix de marginaliser la parole des écologistes réalistes engagés pour un autre modèle agricole.

On ne sortira pas du modèle d Edgard Pisani années 60 en tirant sur ceux qui y sont pris au piège.

Mesures agro-environnementales, développement équilibré des territoires, tracasseries administratives, correction des impacts de la PAC, verdissement des systèmes agricoles, niveau des prix voilà l’agenda de travail des écologistes responsables. »

14 COMMENTS

  1. Depuis les crises de la vache folle, des farines animales et des algues vertes, beaucoup d’écologistes étaient devenus des miliciens de la contrainte administrative. La prise de position de Jérôme Abbassene nous rappelle que l’écologie peut être humaniste. Bravo pour son courage.

  2. Un peu de lecture pour vous donner les droits de la france en Bretagne :
    Article 55 de la constitution française.
    Les traités sont supérieurs aux lois françaises et le président est le garant du respect de ceux-ci.
    1498 (1499 nouveau calendrier)
    Anne de Bretagne fait partir les troupes françaises autorisées à stationner depuis 1488 par traité en Bretagne.
    L’aîné de l’union avec Louis XII sera l’héritier du trône de france, le second enfant sera l’héritier du Duché de Bretagne afin que jamais le Bretagne et la france ne puissent être unis.
    Après la mort d’Anne de Bretagne, l’héritière légitime par traité du Duché (Renée) sera dépouillée illégalement du Duché de Bretagne et remplacée par Claude de france violant le traité de 1498.
    Un viol de traité est une rupture de contrat ce qui fait que la france occupe illégalement la Bretagne depuis 5 siècles.
    Ce qui s’appelle un vol, un viol, un pillage, une colonisation, un vol de nationalité, un vol de l’histoire.
    De droit, nous ne sommes pas français et nous ne pourrons jamais l’être grâce au traité de 1499.
    Que cela plaise ou non, c’est du droit, que cela vous arrange ou pas, c’est toujours du droit.
    Aucun référendum à faire et que ceux qui ne sont pas contents rejoignent la france, j’entends assez souvent dire que les étrangers n’ont pas à voter chez nous. Les français ne sont pas chez eux !
    Et pour finir, comme quoi il n’y a pas prescription en droit international, j’adore celui-ci :
    l’ Arrêt du 17 novembre 1953 sur l’affaire des Minquiers qui donne au Royaume -Uni souveraineté sur l’archipel des Minquiers et des Ecréhous. La Grande Bretagne a fait valoir ses droits basé sur l’union de la Normandie et de l’Angleterre en 1066 . En 1204 Philippe Auguste reprenait la Normandie -mais sans les îles anglo-normandes. A noter une remarque pertinente de la cour en réponse à la France qui avançait comme argument y avoir construit une maison en 1939: se comporter comme souverain n’est pas une preuve de souveraineté.

  3. La grève d’Air France coûte tout aussi cher à la collectivité, mais là, on ne dit RIEN !
    ASSEZ de cette stigmatisation systématique du monde agricole !
    Et puis la mise à sac d’un édifice symbolique de l’état français qui utilise l’argent de nos impôts pour aller guerroyer au nom d’une certaine « grandeur » de la France et de ses « valeurs », on ne va quand même pas pleurer !

  4. La stupidite d’une horde sauvage de legumiers suffit a revolter les contribuables qui sont toujours les dindons de la farce. Quand la fdsea attise le feu on est encore plus en colere contre ses paysans du moyen age et aux comportemenrs de voyous.

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