Débat sur les lignes ferroviaires 2035: l’avis du Parti Breton, pour l’intérêt des usagers et le développement du fret

logo_PBDepuis le 4 septembre 2014 et cela jusqu’au 3 janvier 2015, Réseau Ferré de France organise des réunions débats sur le choix des futures lignes ferroviaires 2035 en Bretagne. Trois scénarios sont exposés, le vert, le bleu et le mauve, pour des investissements chiffrés entre 3,5 et 5 milliards d’euros. Le Parti Breton défend un autre projet. Celui d’une ligne directe entre Rennes et Nantes passant par Châteaubriant, et des investissements utilisés pour des connexions intra-bretonnes et le transport du fret.

 

Une ligne directe Rennes Nantes par Châteaubriant

Aujourd’hui, il existe un autorail entre Rennes et Châteaubriant et un tram-train entre Nantes et Châteaubriant. 20 mètres infranchissables séparent les deux lignes, et les modes de transports choisis respectivement par les deux régions administratives sont incompatibles ! 107 km séparent Rennes de Nantes par la route et 123 km par le rail en passant par Châteaubriant. C’est le tracé le plus court pour passer de 1h15 à 50 mn et concurrencer l’automobile. Aujourd’hui, seul 5 % des déplacements entre Rennes et Nantes se font par train ! La priorité est bien de permettre rapidement aux Rennais et aux Nantais de se déplacer. De permettre aux deux villes de se construire en complémentarité et mutualiser leurs compétences, et former ainsi un axe breton et européen concurrentiel à la centralisation vers le tout Paris.

 

Le tracé du scénario bleu présenté comme le meilleur ne passe pas par Châteaubriant. La région Pays de Loire freine évidemment tout rapprochement direct entre Rennes et Nantes. Le choix du tram-train entre Nantes et Châteaubriant en est une preuve. Le scénario bleu, est surtout le choix de la région des Pays de Loire qui y voit là l’occasion de mutualiser les frais avec la région Bretagne sur une partie de la ligne Rennes Redon, et surtout d’alimenter coûte que coûte le fameux aéroport de Notre-Dame des Landes.

 

Privilégier les connexions intra-bretonnes et le fret

Le tracé du scénario mauve étant défini comme plus cher et moins novateur a été écarté d’office. Pourtant, il s’agit du scénario le plus réaliste et le plus raisonnable. Son objectif est d’améliorer l’existant. Son financement peut donc être séquencé en fonction des priorités et des financements disponibles. Et la priorité est bien la connexion des usagers à l’intérieur même de la Bretagne. La question n’est plus de gagner quelques minutes de plus vers Paris. A partir de 2017, la ligne à grande vitesse permettra à la Bretagne de gagner 37 mn entre Rennes et Paris pour un coût total de 3,4 milliards d’euros dont 853 millions d’euros à la charge de la région Bretagne. La région Bretagne s’est engagée à financer la ligne Le Mans-Rennes, dont une partie hors de son territoire – une première en France suite au désengagement de l’Etat !- et s’est endettée pour cela pour de nombreuses années. L’heure est aux économies. L’argent ne doit plus être investi pour gagner quelques minutes de plus entre la Bretagne et Paris mais pour équiper le réseau existant de connexions intra-bretonnes et de lignes de fret qui répondent à l’attente des usagers et permettent à l’économie bretonne de se développer.

 

Emile GRANVILLE

Porte Parole du Parti Breton

 

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