Le pacte d’avenir pour la Bretagne ne parle pas breton

Il y a exactement un an, le 13 décembre 2013, le premier ministre de l’époque, M. Jean-Marc Ayrault, venait à Rennes signer le Pacte d’avenir pour la Bretagne. A cette occasion il avait prononcé quelques mots en breton : « Neb a venn, hennezh a c’hall », soit « Quand on veut, on peut ».

Passé l’effet d’annonce, un an après, le constat est sans appel : le Pacte d’avenir pour la Bretagne ne parle pas breton !

Alors que Fleur Pellerin, la ministre de la culture, venait le 5 décembre 2014 signer un protocole culture à Rennes dans le cadre de la « continuité du pacte d’avenir »:  pas de convention spécifique sur les langues de Bretagne, qui devait encourager le développement de ces langues dans la vie quotidienne  comme annoncée il y a un an. Pas plus que de délégation de compétences à ce sujet. Encore moins d’expérimentation pour le développement d’une offre audiovisuelle régionalisée, ni de renforcement des programmes en langue bretonne, malgré une offre plus que réduite (maximum 1h30 par semaine) comme l’Etat s’y était engagé il y a un an à travers le Pacte d’Avenir de la Bretagne (titre IV: « Affirmer l’identité culturelle de la Bretagne »).   Seule annonce concrète pour l’audiovisuel , une aumône de l’Etat de 50 000 €  sur l’aide à la diffusion….

Ce pacte restera donc pour la langue bretonne des mots dans le vent, sans aucune ambition ni action concrète. Cela démontre une fois de plus qu’il n’y a rien à attendre des différents gouvernements qui se succèdent à Paris, et que seule la mobilisation des bretonnes et des bretons permettra d’assurer l’avenir de la langue bretonne.

En images, la « célébration » de cet « anniversaire » par notre collectif, ce samedi 14 décembre 2014 à Rennes devant le siège de France 3 Bretagne !

20 COMMENTS

Bonjour, laissez ici votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.