Bretagne réunie se demande « David Samzun, révisionniste intolérant ? »

David Samzun,  révisionniste intolérant ?
 
Lettre ouverte de Bretagne Réunie au Maire de Saint-Nazaire
 
david samzunLors du conseil municipal de Saint-Nazaire du 30 janvier, le Maire, David Samzun, a voulu dé-bretonniser les Nazairiensen niant leur identité maritime avec le qualificatif de «gens de Loire» (sous entendu des pays de Loire), et en qualifiant  «de voisins de Basse-Bretagne», les Nazairiens originaires du reste de la Bretagne. En réponse à cette réécriture de l’histoire, nous tenons à rappeler quelques informations incontestables sur cette commune.
Sant-Nazer est née sur le Rocher du même nom au 15ème Siècle où le bourg des pilotes s’est installé pour répondre au développement maritime breton. Sant-Nazer est bordée par l’océan (la Ville vante ses 21 plages) et se trouve à l’entrée de l’estuaire de la Loire qui n’est pas le fleuve Loire : en effet, en droit maritime, un estuaire est un environnement et un écosystème spécifique marqué par les marées, à la différence du fleuve. Les marins appelaient l’estuaire la «Rivière de Nantes».
Dans la même logique de réécriture et de mise en avant d’une histoire fabriquée de «gens de la Loire», J. Auxiette veut créer un centre d’interprétation de la Loire dans l’Usine élévatoire (site unique en Europe, de mise à niveau du bassin de St Nazaire, et donc lié à la mer et non au fleuve).
La mission Val de Loire a été associée par la région PDL, au « contenu scientifique » de ce projet, et chargée  d’inventer un nouveau récit historique commun d’Orléans à St Nazaire.
David Samzun oublie-t-il que sa ville est la porte du pays Guérandais dont elle fait partie historiquement et a été dans l’aire brittophone durant des siècles ?
Sur la commune, 40 % des toponymes sont bretons (proportion typique de la Basse-Bretagne alors qu’en Haute-Bretagne les toponymes bretons dépassent rarement les 3 à 4 %).
David Samzun ne sait-il pas que la ville nouvelle construite entre 1856 et les années 1870, fut appelée logiquement par la presse de l’époque, «la petite Californie bretonne» ?
Monsieur Samzun, les Nazairiens se sentent plus  Bretons que « gens de Loire » ou « ligériens ».
 
L’appartenance de Saint Nazaire à la Bretagne est d’ailleurs explicitement reconnue par son blason et la présence des hermines bretonnes.
Sant-Nazer est plus une ville de Basse Bretagne que de Haute Bretagne.
A l’occasion de ce même conseil municipal, le Maire de Saint-Nazaire a commis un amalgame inacceptable entre régionalisme (sous-entendu breton), violence et extrémisme en tout genre.
Existe t-il une revendication plus populaire et plus pacifique et autant méprisée par les politiciens locaux et le pouvoir étatique quela revendication bretonne ?
Depuis 1975 des dizaines de milliers de Bretons ont manifesté dans le plus grand calme et dans une ambiance bon enfant – en 2014 plus de 60 000 personnes ont manifesté au total en 3 manifestations à Nantes (avril, juin et septembre) dans une atmosphère festive mais déterminée.
David Samzun a profondément blessé ces milliers de Bretons dont de nombreux Nazairiens qui ont le seul tort de vouloir le respect de la démocratie et de la volonté populaire.
 
Afin de mieux connaître l’avis des Nazairiens sur l’identité de la ville, Bretagne Réunie pourrait demander à David Samzun d’organiser une consultation auprès des citoyens pour savoir s’ils veulent que leur ville, et le département de Loire-Atlantique, reviennent dans leur région d’origine, la Bretagne.
En cas de refus du Maire, Bretagne Réunie pourrait envisager d’organiser cette consultation citoyenne à l’occasion des élections départementales du 22 mars 2015.
                                                                                        Jean-François LE BIHAN
                                                                                        Président de BRETAGNE REUNIE

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