Changement climatique : la décentralisation est la réponse

mercredi 9 novembre 2016, pour Christian Troadec, président du Mouvement Bretagne et progrès, mais également Conseiller départemental et maire de Carhaix « Ce sont les collectivités territoriales qui mettent en oeuvre les  solutions efficaces et qui permettent de dépasser le simple discours incantatoire des États. »

 Communiqué du Mouvement Bretagne et Progrès

« Changement climatique : La décentralisation est la réponse »

Logo-MBP1-150x150Ce sont les collectivités territoriales qui mettent en oeuvre les  solutions efficaces et qui permettent de dépasser le simple discours incantatoire des États.

Les objectifs de la COP 21 sont maintenant ratifiés. Pour atteindre ces objectifs qui empêcheront une augmentation dans la limite de 2  degrès par rapport à l’ère préindustrielle d’ici la fin du siècle, tout reste à faire. Mais qui peut faire ?
Alors que s’ouvre la COP 22, la réalité nous ramène aux initiatives territoriales afin de promouvoir les solutions concrètes. Cela fait plusieurs années que des études montrent que, partout dans le monde, ce sont les collectivités territoriales qui peuvent traduire dans les faits les objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre. C’est d’ailleurs au niveau territorial que les initiatives sont les mieux acceptées par la population et même promues par elle. Il faut faire confiance aux initiatives des populations et à leurs désirs de
voir s’appliquer des solutions concrètes pour empêcher le réchauffement climatique (transports collectifs, énergies renouvelables, aide à l’isolation des logements anciens, covoiturage…).

Pour renforcer cette dynamique les collectivités doivent disposer de pouvoirs et de moyens importants. Une vision uniforme du territoire, une centralisation des décisions est un vrai boulet au pied des initiatives concrètes. Les États ne sont pas capables de mettre rapidement en oeuvre des projets concrets. Ils sont trop  contradictoires dans leurs politiques. Ainsi en France, on se réjouit de l’accord sur le réchauffement climatique, et en même temps on annonce, par exemple, un nouveau plan autoroutier, voire même  deux, on laisse se dégrader un réseau ferroviaire de proximité….

« La dynamique climat oblige à une gouvernance plus transversale et
décentralisée » disait il y a peu Marie-Hélène Aubert alors conseillère de l’Élysée sur les questions climatiques en conseillant même en ce domaine de : « laisser de l’air aux acteurs locaux ». Qu’est ce qu’on attend ?

Christian Troadec

17 COMMENTS

  1. « Les pouvoirs publics, eux, donnent l’impression de faire du surplace pour passer au concret » Que voilà une affirmation qui ne repose que sur du vent. La France, avec sa loi de transition énergétique, est en train de ruiner petit à petit notre pays. En effet, les surcoûts de cette loi scélérate se montent à 23 Md€ en 2016, et, si cette loi perdure en l’état, ils seront de 70 Md€/an en 2030. Conséquences : augmentation de la précarité énergétique, diminution du pouvoir d’achat des ménages, perte de compétitivité de nos entreprises, augmentation du chômage… Voir http://www.ifrap.org/agriculture-et-energie/transition-energetique-dites-la-verite-aux-francais Voilà où mène une absurde idéologie climat-énergie.

  2. Pour toute personne sensée, les EnR intermittentes sont une aberration, qui relève de l’idéologie radicale et non de la raison. Je pense que l’EPR est une erreur stratégique, car c’est une centrale relativement classique à fission, trop complexe et trop onéreuse, et du coup on a laissé de côté la R&D sur la surgénération (centrales à neutrons rapides), alors que, avec Phénix et Superphénix, nous avions plus de 10 ans d’avance sur les autres pays. L’avenir, pour plusieurs millénaires, ce sont les centrales à surgénération 238U et, plus tard, 232Th. Les centrales à sels fondus sont aussi une option intéressante, avec une sûreté de fonctionnement optimale.
    Et si la Bretagne, faisant fi des oppositions farouches des écologistes radicaux, qui sont viscéralement hostiles à toute forme de nucléaire, se mettait à la pointe du progrès en construisant une ou deux mini-centrales à surgénération 238U de 300 MW environ, en intégrant les retours d’expérience de la centrale expérimentale Phénix, qui a été couplée au réseau pendant une dizaine d’années ? Et là, aucun dégagement de gaz satanique, oups, pardon, de gaz de la vie (photosynthèse).

  3. )Le problème du climat, c’est que c’est devenu une idéologie et que les politiques y croient dur comme fer. Du coup, ils engagent ces absurdes politiques climat-énergie qui coûtent des sommes folles pour des prunes. Voici quelques informations que Christian Troadec devrait méditer avant de vouloir faire n’importe quoi.

    Eolien : Coût du kWh: 8,2 c€ pour le terrestre et 20 c€ pour le marin, soit 2 fois et 5 fois plus que le nucléaire.
    Solaire : Coût du kWh: 20 c€ pour les grandes installations et 31 c€ pour les petites installations, soit 5 fois et près de 8 fois plus que le nucléaire.
    Hydroliennes : 40c€/kWh
    Ces énergies intermittentes sont sous perfusion, à la charge des citoyens qui en subissent, tout comme la biodiversité, les effets néfastes. Si elles étaient mises au prix marché, elles ne pourraient ni exister ni se développer inconsidérément.

    Les chiffres du rapport RTE pour l’année 2015 sont les suivants :
    Puissance installée totale : 128 310MW Production : 546 TWh

    Eolien :
    Puissance installée : 10,3 GW
    Production : 21,1 TWh
    Facteur de charge : 23%.
    Part de production dans le mix énergétique français : 3,9%
    Nombre d’éoliennes : plus de 5000 éoliennes qui dénaturent notre pays.

    Solaire
    Puissance installée PV : 6 191 MW
    Production : 7,4 TWh
    Facteur de charge : 14%
    Part de production dans le mix énergétique français : 1,4%

    L’éolien et le solaire ne permettent pas de traiter les pointes hivernales, notamment le soir. En hiver, quand un anticyclone froid s’installe sur le territoire, il n’y a plus de vent, donc la fourniture de l’éolien est quasiment nulle, et celle du solaire est minimale, compte tenu du faible ensoleillement, alors que la demande d’énergie électrique pour le chauffage et l’éclairage est maximale… Donc, ces EnR intermittentes ne servent pas à grand’chose, et leur déploiement irrationnel relève de l’idéologie et non de la raison.
    Mieux vaut faire évoluer notre production d’énergie électrique vers la surgénération 238U et 232Th, qui sont des sauts technologiques majeurs (ce qui n’est pas le cas de l’EPR). Avec notre expertise de surgénération 238U (centrales expérimentales Phénix et Superphénix), nous pourrions assez rapidement construire des mini-centrales 238U, de puissance nominale 300 MW, et utiliser les 300 000 tonnes d’uranium appauvri stockées en France, ce qui éviterait toute importation de combustible. La surgénération 232Th nécessite des financements plus importants en R&D, mais c’est une bonne solution pour le moyen terme, après les années 2050, en complément de la filière uranium appauvri. Voir : http://dropcanvas.com/8k03

  4. On nous bassine sans cesse avec un hypothétique dérèglement climatique : mais il n’y a pas de « bon » climat de référence, qui aurait perdu la boule : le climat est changeant depuis la nuit des temps. Par ailleurs, l’indice ACE, qui mesure l’énergie cumulée des ouragans/typhons/cyclones, diminue depuis environ 10 ans et a retrouvé son niveau des années 1975. Voir « mythes et légendes I et II » sur le site Pensée Unique. Tout le contraire des affirmations péremptoires de l’OMM, satellite du Grand Machin. Quant à la température moyenne annuelle globale, elle est stable depuis 2002. Les droites de tendance Hadcrut, RSS et UAH, sont quasiment horizontales depuis 2002.

  5. Voilà ce que Christian Troadec devrait savoir.
    S’il y avait une seule preuve scientifique de l’action présumée du CO2 sur la température, point ne serait besoin de 22 COP, de centaines de réunions à travers le globe et de 5 rapports du GIEC/IPCC. En fait, il n’y a aucune preuve scientifique que le CO2, quelle que soit son origine, ait une action mesurable sur la température. Le taux global de CO2 atmosphérique augmente certes linéairement (dégazage des océans en zone intertropicale), mais la part anthropique du CO2 atmosphérique n’est que de 4-6% environ, (rapport AR5 du GIEC, page 461, figure 6.1 et analyse isotopique), la température moyenne annuelle globale n’augmente plus depuis près de 2002 (mesures Hadcrut et satellitaires UAH et RSS), malgré une inflation de nos émissions de gaz satanique, et les projections des modèles numériques divergent de plus en plus des observations, ce qui confirme qu’ils n’ont aucune crédibilité, tout comme les thèses du GIEC qui en sont le socle : http://imagesia.com/plantage-lamentable-des-modeles-numeriques_10hj7

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