Espagne : d’étranges façons de s’amuser …

Les corridas éveillent un engouement sadique digne des jeux du cirque …

On connaissait déjà les délices moyen-âgeux de la corrida « classique », auxquelles ses défenseurs prêtent des origines semi-divines, aux sources antiques qui justifieraient leur importance traditionnelle, mais qui ne date probablement  que de la fin de Moyen-Age.

On a du mal à penser « qu’on puisse autant s’amuser autour d’une tombe », comme le chante Cabrel … Les actions anti-corridas se multiplient, des deux côtés des Pyrénées. On se souvient notamment de la proposition de loi faite par par les parlementaires catalans, mais refusée en bloc par les députés espagnols.

 

 

 

Les fiestas campera sont une version privée des corridas, dont le sadisme n’a aucune limite, avec des agonies de plusieurs heures

Face aux mobilisations grandissantes des anti-corridas, les plus retors ont instauré les « fiestas camperas », organisées discrètement par des clubs taurins, à l’intérieur d’un élevage de taureaux, pour un public très restreint.

Ces spectacles lamentables, entre « initiés », sont un lieu de sadisme aggravé. Pour l’entraînement des toreros, le supplice des taureaux peut durer des heures, avant le début d’une longue agonie.

Mais ils se déroulent dans des propriétés privées dont l’accès est interdit, et peuvent donc continuer sans encombre, bien que connus par les autorités, qui ne se bousculent déjà pas

 

 

Le « torofuego », taureau de feu, est un jeu espagnol qui consiste à mettre le feu à un taureau, et à le regarder mourir dans une combustion de plusieurs heures

Jamais à court de bonnes idées sur la façon festive de tuer le taureau avec le maximum de souffrance et d’irrespect pour la Vie, les espagnols ont inventé une manière top-fun : mettre le feu à l’animal, en accrochant à ses cornes des boules de poix, qui brûlent l’animal pendant des heures, celui-ci perdant assez rapidement la vue, les yeux évaporés par le chaleur de la combustion. L’excitation des spectateurs est à son comble, ils exultent en regarder le taureau se frapper la tête contre les murs pour essayer d’éteindre le feu qui le consume lentement.

 

 

 

 

Les lévriers Galgos, s’ils ne gagnent pas la course, peuvent être traînés derrière une voiture, jusqu’à la mort. Pour l’exemple ?

En Espagne, le Galgo est traditionnellement élevé pour la chasse dans le milieu rural (galgueros). On organise chaque année des concours de chasse au lièvre, dans différentes régions. Les lévriers sont lâchés en couple, le vainqueur est celui qui attrape le lièvre. Le vainqueur final est fêté fièrement avec ses maîtres, d’un stade à l’autre.

Les perdants sont systématiquement éliminés de façon cruelle, proportionnellement à leurs performances, pendus (appelée de façon sordide « technique du pianiste » : le chien est pendu long ou court selon ses performances pour résister plus ou moins longtemps à l’étranglement, prenant appui sur ses pattes arrières), jetés au fond d’un puits, empoisonnés, abandonnés sans pouvoir s’échapper, affamés, amputés, traînés derrière une voiture jusqu’à ce que mort s’en suive, vendus comme appât de pêche, utilisés comme cibles vivantes pour le tir, comme proie pour des combats de chiens type pitbulls.

 

 

Si je qualifie ces gens de dégénérés, certains crieront peut-être au racisme, mais je pense qu’on pourrait imaginer mieux, comme divertissements. Même en Espagne.

Olé !

 

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