Renationalisation d’EDF: combien coûtera vraiment le nucléaire aux Français.e.s ?

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Mercredi 15 mai 2019,A la veille de l’Assemblée générale des actionnaires d’EDF qui se tient jeudi 16 mai 2019, Greenpeace s’inquiète de l’avenir du groupe plombé par le nucléaire français qui contraint l’Etat à renationaliser une partie de ses activités. La restructuration annoncée se prépare dans un contexte où EDF accumule les difficultés financières et techniques à cause du nucléaire : nouveaux retards sur le chantier de l’EPR de Flamanville, investissements risqués dans les réacteurs d’Hinkley Point au Royaume-Uni et coûts croissants liés à l’entretien du parc, au démantèlement ou à la gestion des déchets.Florence de Bonnafos, chargée de campagne finances à Greenpeace France, s’interroge :« Alors que tous les voyants sont au rouge, que le résultat net courant a baissé de près de 50% en 10 ans et que la dette brute a doublé pour atteindre près de 70 milliards d’euros dans le même temps, comment Jean-Bernard Levy compte-t-il redresser la barre s’il s’entête dans sa stratégie nucléaire ? Cette question nous concerne tous car avec la renationalisation annoncée du nucléaire, le passif financier d’EDF devient le problème de tou.t.es les français.e.s ».

Les coûts réels du nucléaire représentent un fardeau colossal occulté par EDF et l’Etat. Combien coûtera vraiment la gestion des déchets et “matières” nucléaires ? Combien coûtera vraiment la prolongation des centrales nucléaires vieillissantes ? Ou encore, quel sera le coût de l’électricité produite par l’EPR de Flamanville ? En vue de l’Assemblée générale, Greenpeace a adressé une série de questions écrites aux responsables d’EDF [1].

« A l’heure du bilan, notre intention est clairement de poser les questions qui fâchent et d’appeler l’État et Jean-Bernard Lévy à une gestion plus saine des finances d’EDF », précise Alix Mazounie, chargée de campagne nucléaire à Greenpeace France.

« Trop d’opacité dans les comptes d’EDF, trop de coûts cachés et au final trop d’incertitudes entourent les investissements liés au nucléaire. Présenté aux actionnaires comme une rente, le nucléaire est en réalité un gouffre financier pour les Français.es. D’un point de vue purement économique et financier, il est urgent d’engager une sortie du nucléaire. »

Note

[1] Liste des questions adressées par Greenpeace en vue de l’Assemblée générale d’EDF du 16 mai 2019.

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