Pays Basque : Les juges refusent la libération conditionnelle de Lorentxa Beyrie

Mardi 15 octobre 2019, La chambre d’application des peines de Paris a rejeté la demande de libération conditionnelle de la militante basque. Lorentxa Beyrie reste en prison.

En partenariat avec le média Mediabask et avec leur accord nous partageons leur information

Rassemblement organisé à Cambo-les-Bains pour demander la libération de Lorentxa Beyrie. (Photo d’archive) © Guillaume FAUVEAU

Originaire de Cambo, cela fait 18 ans que Lorentxa Beyrie est en prison. Incarcérée au centre pénitentiaire de Roanne, elle et son entourage attendaient la réponse avec impatience. Ce mardi 15 octobre, la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Paris s’est prononcée contre sa demande de libération conditionnelle. Un rassemblement est organisé dans sa commune, ce mardi à 19 heures.

 

 

 

Les juges ont avancé le risque de récidive de Lorentxa Beyrie si jamais l’organisation ETA se reconstituait pour justifier leur décision. Un argument déjà utilisé par cette même cour pour refuser la demande de Frederik Xistor Haranburu il y a quelques jours. Dans un communiqué, son avocat William Bourdon a exprimé son incompréhension, d’autant que sa cliente présentait, estime-t-il, un dossier « impeccable ».

« Le message envoyé par la cour est un bien mauvais message, en tous les cas à l’envers de la dynamique d’apaisement mise en œuvre courageusement par de nombreux acteurs depuis maintenant plus de trois ans », relève Me Bourdon. Il craint que la position des juges ait des conséquences sur les autres personnes poursuivies pour les mêmes affaires : « personne ne peut imaginer que [Lorentxa Beyrie] bénéficiera demain d’une quelconque mesure d’aménagement de peine et personne ne peut imaginer que quiconque ayant été poursuivi pour des faits en lien avec sa participation à l’ETA, pourra également bénéficier de quelle que mesure que ce soit ». Il ne fera pas de pourvoi en cassation.

En première instance, le 18 juillet, le tribunal d’application des peines avait accepté sa libération conditionnelle avec bracelet électronique et assignation à résidence. Une décision contre laquelle le parquet antiterroriste de Paris avait fait appel. Après deux refus, c’était la première réponse positive reçue par la Kanboar et cela avait suscité de l’espoir dans son entourage. Condamnée à une peine de 30 ans pour son appartenance à ETA, elle pourrait recouvrer la liberté en octobre 2021.

 

Bonjour, laissez ici votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.