Brest : Cinédébat « Travailleuses, travailleuses ! » au PL Guérin le 21 novembre 2019

Brest,jeudi 21 novembre 2019, Dans le cadre des ateliers d’éducation populaire appelés « Jeudi du PL »,

le Patronage Laïque Guérin accueillera le jeudi 21 novembre 2019 à 20 h, Entrée libre participation,  un cinédébat sur le thème du travail.
Organisation PL Guérin avec le soutien de Termaji et Zoom Bretagne
La réalisatrice Sonia LARUE accompagnera le film « Travailleuses, travailleuses! »

Travailleuses, Travailleuses ! repose sur les témoignages de femmes qui tentent, tant bien que mal, de gagner leur vie. Sonia Larue et Erika Vandelet ont su établir avec elles une connivence qui les a amené à se révéler. Ces entretiens ont été une opportunité de déposer ce qui pour certaines d’entre elles relevait du cauchemar, et de la partager avec nous. Leurs histoires parlent de l’état des choses, aujourd’hui, et viennent résonner avec les propos d’Octave Mirbeau dans son Journal d’une femme de chambre (1900), incarnée dans le film par Erika Vandelet. Le titre du film est un clin d’œil à Arlette Laguiller, ancienne figure de proue de Lutte Ouvrière, le parti trotskyste, la réalisatrice traite son sujet loin de tout manichéisme. Ce n’est pas les patrons contre les employés, ni les hommes contre les femmes. La question qui chemine tout au long du film est plutôt : que faisons-nous de notre humanité quand nous travaillons ensemble ? Comment faire pour concilier travail et vie personnelle ? À ces questions, peu nombreuses sont celles qui trouvent une réponse satisfaisante. Travailleuses, Travailleuses ! est le premier documentaire de Sonia Larue, une réalisatrice qui jusque-là s’adonnait à la fiction. Le film est pétri de son expérience de la direction d’acteurs et de la mise en scène…

Cinq femmes du pays de Lorient, coiffeuse, secrétaire, maraichère, serveuse et directrice financière, évoquent la passion, le stress, le manque ou la fatigue que leur inspire le travail, à la fois source d’émancipation et d’aliénation. Un jour, elles ont tenté de s’affranchir de leur servitude et de réinventer leur vie au travail. Mais leur liberté a parfois eu un prix. Leur histoire se déroule sous le regard attentif de Célestine, la petite bonne du Journal d’une Femme de Chambre d’Octave Mirbeau.

>>> un film produit par le brestois Olivier Bourbeillon, Paris Brest.

Sonia Larue est née à Saint-Denis et a grandi dans cette banlieue rouge qu’on n’appelait pas encore le 9-3. Après avoir assisté pendant 15 ans des réalisateurs tels que Tony Gatlif, Pierre Jolivet, Diane Bertrand, Etienne Chatiliez ou Tonie Marshall, Sonia Larue a quitté Paris pour la Bretagne en 2004, où elle a commencé à écrire et réaliser ses propres films, avec le désir de les inscrire dans son nouveau territoire de vie. Quatre courts et moyens métrages de fiction ont ainsi vu le jour et ont été sélectionnés dans de nombreux festivals français et internationaux. Rosalie s’en va en 2007, L’Enfant DO en 2010 et Du Grain à Moudre en 2014 (Prix Unifrance au Festival de Grenoble) Lettres Rebelles, poème expérimental, est son dernier opus. En parallèle, Sonia Larue travaille au casting de longs métrages pour le cinéma, parce que la fiction des autres me transporte et me nourrit. Et que le rapport aux comédiens, esquifs fragiles mais puissants, est indispensable à mon déséquilibre interne. Elle a ainsi traversé, les univers de 17 Filles de Delphine et Muriel Coulin, Suite Armoricaine de Pascale Breton, Elle S’en Va et La Fille de Brest d’Emmanuelle Bercot, ou encore Trois Jours à Quiberon d’Emily Atef. Écriture de scénarios, élaboration d’univers visuels pour le théâtre, photographies d’artistes, pochettes d’album, Sonia Larue multiplie les collaborations pourvu qu’elles soient riches de rencontres humaines et de création. Elle vient de terminer son premier film documentaire – Travailleuses, travailleuses ! – portraits de 5 femmes de Lorient qui tentent de s’affranchir de leur servitude au travail. Le film a été lauréat du Fonds d’aide à la création audiovisuelle du CNC. Sonia Larue développe ensuite le scénario de Constellations, long métrage de fiction dans une veine familiale, sillon qu’elle creuse depuis son premier film. Bancale, névrosée, souvent décomposée, la famille nous colle à la peau, et son histoire, qu’on le veuille ou non, est toujours un bout de la nôtre…

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