Covid19 : « Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter. » les jeter mais où ?

Vendredi 13 mars 2020, COVID-19 ET DÉCHETS D’ACTIVITÉS DE SOINS À RISQUES INFECTIEUX

Robin des BoisHier au Conseil d’Administration de l’ANSES* le représentant de Robin des Bois a exprimé notamment à l’adresse des représentants du ministère de la Santé et du ministère de l’Ecologie ses réserves et ses étonnements vis-à-vis des mots d’ordre tels qu’ils sont à ce jour adressés à la population générale via le site gouvernement.fr/info-coronavirus.

« Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir. » « Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter. »
Le mouchoir à usage unique est prescrit. Après chaque quinte de toux, éternuement ou expectoration, il convient de le jeter (sic). « Jeter » mais où ? Dans la rue, dans les milieux naturels, par la fenêtre, dans un bac à compost, dans un conteneur à textiles usagés ou dans des poubelles à déchets recyclables ? Oubliant de flécher ces déchets sanitaires, le gouvernement nous recommande simplement de les « jeter », pour ne pas dire de s’en débarrasser. En fait, tous ces déchets à risques sanitaires doivent selon Robin des Bois être regroupés dans des sacs poubelle fermés et déposés dans un bac à déchets non recyclables et non compostables pour éviter leur dispersion dans les environnements ou sur les tables de tri des déchets ménagers.

Si on peut espérer qu’en toute logique de traçabilité les masques de protection du personnel médical, infirmier, aide-soignant et ambulancier soient traités en tant que DASRI (Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux) et par conséquent incinérés dans des filières validées, par contre on peut redouter que les masques portés spontanément par des personnes étrangères aux personnels sanitaires ne suivent pas la même filière. Il convient donc ici aussi d’inviter la population à une gestion minimale, c’est-à-dire le dépôt dans des poubelles destinées à l’élimination, comme les mouchoirs.

De plus en plus de passagers dans les transports en commun et notamment dans le métro portent en guise de protection sur la bouche et sur le nez des foulards ou des écharpes. Il serait utile que le site du gouvernement se prononce sur l’efficacité et les modalités après usage de cette protection spontanée.

* Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

source : https://robindesbois.org/

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