Ecosse, Bretagne : l’indépendance au bout du chemin

Lundi 28 septembre 2020,Début septembre, la première ministre écossaise Nicolas Sturgeon dévoilait le programme de son gouvernement pour la rentrée 2020.

Si à l’heure actuelle l’Ecosse dépend toujours de la couronne britannique, elle n’en est pas moins une nation à part entière : cette certitude, Nicola Sturgeon ne s’en départ pas. Le premier septembre dernier, elle annonçait vouloir se servir des élections de 2021 pour définir une question ainsi qu’un calendrier dans l’optique d’un nouveau référendum sur l’émancipation écossaise. Anticipant la nouvelle, Boris Johnson a annoncé ces derniers mois qu’il s’opposerait fermement à un nouveau référendum sur l’autodétermination de l’Ecosse.

Depuis le début de l’année 2020, les divers sondages parus vont en faveur de l’indépendance : 55 % d’intentions de vote pour le SNP (Scottish National Party) pour les élections qui se tiendront l’année prochaine.
La perspective d’une nouvelle majorité indépendantiste au parlement écossais se précise. Fait intéressant, il ne s’agit pas seulement d’électeurs pro-indépendance ou déjà habitués au vote SNP : on en trouve même parmi les “non” du dernier référendum pour l’indépendance en 2014..
La situation se fait de plus en plus pesante pour les écossais.e.s qui ne se reconnaissent plus dans la politique menée par Londres. La Grande-Bretagne vit une guerre de “politiciens” et, dans son orgueil, Boris Johnson et ses attaques répétitives envers le système politique britannique ont nourri la flamme indépendantiste de la nation écossaise. Si la voie légale du référendum s’avère être une impasse, il y aurait fort à parier que le pays connaisse une situation similaire à celle de la Catalogne en 2017 qui avait tenu un référendum “inconstitutionnel”.

De telles revendications indépendantistes se retrouvent partout où les peuples se sentent écrasés par l’Etat dont ils dépendent : Pays de Galles, Irlande, Catalogne, Kurdistan, tous semblent partager un destin politique commun.
En Bretagne aussi, ces idées ont le vent en poupe. Comme en Ecosse, l’épidémie du coronavirus a révélé au grand nombre la nécessité de pouvoir décider localement. Comme l’Ecosse, la Bretagne possède les moyens de son indépendance, qu’ils soient économiques, politiques ou culturels. Comme l’Ecosse, la Bretagne trace son chemin vers l’indépendance : les initiatives pour le droit de décider localement se multiplient, les jeunes ont un regain d’intérêt pour les langues bretonnes, et la prolifération des résidences secondaires agite l’opinion publique sur l’aménagement du territoire dans le système français.

Ecosse et Bretagne : saurons-nous passer par la voie du référendum pour nous sortir de nos positions incapacitantes ? Ou devrons-nous imaginer, créer, produire nos propres outils pour qu’enfin les nations bretonnes et écossaises puissent s’épanouir durablement pour les générations à venir ? Là-bas, comme ici, c’est bien l’indépendance qui devient le projet le plus crédible et efficace pour répondre à toutes ces attentes, et à bien d’autres encore.

Douar ha Frankiz, pour une Bretagne libre

Bonjour, laissez ici votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.