Mise à mort de HOP : L’acharnement de Paris contre les villes moyennes bretonnes

Morlaix, dimanche 18 octobre 2020, Le Bureau politique de l’Union démocratique bretonne (UDB) s’est réuni symboliquement ce dimanche 18 octobre à Morlaix à proximité des ateliers de Hop !. Cette réunion était l’occasion pour le parti autonomiste de montrer toute sa solidarité avec les salariés qui vont perdre leur emploi mais aussi à tous ceux qui en vivaient indirectement, entre autres, les hôteliers/restaurateurs qui avaient les stagiaires de Hop training comme client et seront durement impactés.

Vente à la découpe et casse économique et sociale énorme :

Les dés sont jetés pour les activités maintenance et administrative réduites et délocalisées. L’activité training sur simulateur quant à elle va être vendue au plus offrant, à la découpe ! L’outil de production sera alors démontée pour être réinstaller dans un pays à bas coût social. Morlaix est victime de mauvais choix stratégiques de la direction de Hop ! et surtout des choix économiques du gouvernement qui agit par intérêt ou par incompétence (hypothèse à ne pas négliger) et se moque éperdument du bassin économique de Morlaix. Leurs intérêts sont ailleurs… Les lignes aériennes autrefois occupée par Hop ! sont maintenant exploitées par la filiale à bas coût d’Air France Transavia ou par des compagnies roumaines (cf Orly –Lourdes). C’est donc que l’activité est rentable.

Ce sont bien plus que 300 emplois qui vont disparaître dans une ville où le taux de pauvreté dépasse déjà de 20 % la moyenne nationale.

La filière étudiante aéronautique va aussi très vite se trouver condamnée. Dans des notes de travail de l’Agence Nationale de cohésion du Territoire que l’UDB a pu se procurer, les services centraux parisiens envisagent d’orienter les filières aéronautiques, « filière désormais sans débouché (sic)», vers des métiers de médiation numérique en formation accélérée de 6 mois.

L’UDB rappelle que la désindustrialisation du bassin de Morlaix a commencé avec la cessation d’activité de la Manu, au profit de Strasbourg. Déjà à cette époque, la réaction des édiles locaux et nationaux n’avait pas été à la hauteur de l’enjeu ; les intérêts des grandes formations politiques dépendent toujours de leurs instances parisiennes et les empêchent d’agir dans l’intérêt des territoires qui les élisent. Le tout « métropolisation » prôné par les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, montre une fois de plus qu’il va à l’encontre des aspirations des citoyens qui souhaitent eux habiter dans des villes moyennes pour peu qu’il y ait du travail.

En compensation Morlaix recevrait une dotation de quelques fonctionnaires du Ministère des Finances. Nous doutons que ces quelques « malgré nous » contribuent à remplir les établissements scolaires de Morlaix d’autant que le Ministère des Finances est dans une logique de réduction drastique de ses effectifs. C’est donc plus d’une aumône dont il s’agit pour éviter à court terme les conflits sociaux.

Pour l’UDB, à l’approche des élections régionales, la seule réponse pour éviter de telles casses à répétitions est de doter la région Bretagne de vraies prérogatives économiques que le centralisme parisien refuse toujours de lui donner. Pour quels intérêts ? Pas ceux des Morlaisiens.

Quand la gouvernance appartient aux Bretons, ils savent développer leur territoire, Brit Air en était l’exemple, la Brittany Ferries, autre fleuron du développement économique du Pays de Morlaix, du fait de la constitution de son capital, bien qu’en difficultés est mieux protégée des intérêts parisiens. Mais jusqu’à quand ?

UDB pays de Morlaix

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