décembre 3, 2021

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Astronaute dans les catastrophes climatiques pour 2021

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Depuis sa position à 400 kilomètres au-dessus de la Terre, l’astronaute français Thomas Pesquet a eu un point de vue unique sur les catastrophes naturelles causées par le changement climatique qui ont balayé la planète au cours des six derniers mois.

Pesquet a récemment terminé sa deuxième mission vers la Station spatiale internationale, une expérience qui lui a fait apprécier la fragilité de la Terre comme jamais auparavant.

Il s’est confié à l’AFP avant le sommet des Nations Unies sur le climat, qui débute le 31 octobre, où il a fait part de ses espoirs et de ses craintes pour la planète.

Quelles sont les images qui vous choquent le plus ?

Des tempêtes massives et des incendies de forêt. Je n’ai jamais rien vu de tel, des incendies incroyablement massifs avec des panaches de fumée visibles depuis l’espace pendant des jours et des jours.

C’était incroyable de penser à l’énergie qu’il dégageait et aux dommages qu’il causait aux gens assez malheureux pour être sur son chemin.

Nous n’avons jamais vu autant de tempêtes tropicales impressionnantes – vous pouvez pratiquement les voir dans l’œil d’un ouragan. Ce sont des murs de nuages ​​d’un pouvoir immense, venant de plus en plus et causant de plus en plus de destruction.

La terre semble-t-elle fragile ?

Certainement oui. Voir la planète depuis la fenêtre de votre vaisseau spatial vous fait réfléchir. Vous n’avez qu’à le voir une fois : vous pouvez passer deux jours dans l’espace et prendre cette distance, et voir la fragilité de l’atmosphère, cette fine bulle qui rend la vie possible dans le vide de l’espace, cette merveilleuse oasis – cela change votre vie.

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Lorsque vous constatez des changements à long terme (il faut parfois plus de cinq ans pour les voir), vous ne pouvez pas vous empêcher d’être anxieux.

C’est pourquoi je suis devenu ambassadeur de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Organisation des Nations Unies) et un défenseur de nombreuses questions environnementales.

Qu’est-ce qui t’inquiète le plus?

L’idée que nous ne parviendrons peut-être pas à nous mettre d’accord au niveau international, et que les préoccupations économiques dominent les préoccupations environnementales.

C’est une approche à courte vue. À long terme, les profits sont directement menacés par le changement climatique. Lorsque vous voyez la Grande Barrière de Corail ne pas figurer sur la liste des sites menacés en raison de la pression du gouvernement australien, vous pensez que les priorités sont erronées et que nous sommes en difficulté.

La première chose à faire est d’écouter des experts qui ont consacré leur vie à apporter des solutions aux niveaux local, régional, national et mondial. Il faut essayer de mettre des solutions en place.

La tâche la plus urgente à accomplir est la décarbonisation. Il faut privilégier les énergies renouvelables et les énergies neutres en carbone. Cela nécessite des mesures restrictives et des obligations internationales pour lesquelles les États peuvent être tenus responsables. C’est le but de la COP26.