mai 19, 2022

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Documenter la première tentative de gravité

Prédites pour la première fois dans la théorie de la relativité générale d’Einstein, les ondes gravitationnelles sont de minuscules ondulations dans l’espace-temps causées par des événements cosmiques gigantesques et puissants. Le grand physicien pensait qu’il n’y aurait absolument aucun équipement sensible pour détecter ces faibles ondulations cosmiques. Heureusement, Einstein avait tort, mais cela ne veut pas dire que la détection des ondes gravitationnelles était facile.

L’histoire du réseau de détecteurs d’ondes gravitationnelles à réseau d’interférence prévu pour être construit en Europe à la fin des années 1980, les raisons de cet échec et les similitudes avec les détecteurs actuels sont documentées dans un nouvel article publié dans EPJ Hécrit par Adele La Rana, Université de Vérone, et Département INFN de l’Université Sapienza, Italie.

La Rana explique qu’après l’annonce des premières détections d’ondes gravitationnelles par la collaboration LIGO/Virgo en 2016 et 2017, des questions se sont posées concernant « l’occasion manquée » d’avoir un réseau de deux ou plusieurs interféromètres GW à base longue en Europe.

Cette opportunité était déjà discutée parmi les groupes européens travaillant dans ce domaine dans les années 1980 et au début des années 1990. Plusieurs mesures ont été prises afin d’établir une sorte de coopération européenne, qui s’appelait EUROGRAV », a-t-il déclaré. « Cependant, ces tentatives d’amélioration d’un réseau européen d’interféromètres à ondes gravitationnelles ont échoué et EUROGRAV n’a jamais décollé de la Terre, ne laissant aucune trace dans la mémoire collective de la communauté de recherche sur les ondes gravitationnelles. »

La Rana énumère les événements historiques clés dans le cadre de l’échec de l’EUROGRAV, notamment la chute du mur de Berlin et le ralentissement économique au Royaume-Uni, ainsi que la compétitivité et les différences irréconciliables dans les approches scientifiques.

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En plus de documenter les raisons de l’échec de ce projet, l’article de La Rana détaille l’aube de la deuxième génération de détecteurs d’ondes gravitationnelles qui ont représenté un changement massif de taille.

« Mon article offre une vision particulière de la transition du domaine des expériences de banc à la Big Science », dit-elle. « Si l’on revient sur EUROGRAV et sur les premières tentatives de mise en place d’un observatoire des ondes gravitationnelles en Europe, c’est particulièrement intéressant aujourd’hui, à la veille d’un nouveau saut d’échelle vers les détecteurs interférométriques de troisième génération. »

« Des négociations sont déjà en cours pour le projet de télescope Einstein, qui sera, espérons-le, la première antenne terrestre paneuropéenne. »

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Les références: La Rana, A.; EUROGRAV 1986-1989 : Les premières tentatives de l’observatoire européen des ondes gravitationnelles interféromètre. EPJ H 47, 3 (2022). https://doi.org/10.1140/epjh/s13129-022-00036-x


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