septembre 25, 2022

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Le continent oublié qui éclaire l’évolution des mammifères – ScienceDaily

Une équipe de paléontologues et géologues français, américains et turcs dirigée par les chercheurs du Centre National de la Recherche Scientifique1 Ils découvrirent l’existence d’un continent oublié qu’ils appelèrent les Balkans, qui recouvre aujourd’hui les Balkans et l’Anatolie. Autrefois peuplée d’animaux très spécifiques, elle aurait permis à des mammifères venus d’Asie de coloniser l’Europe il y a 34 millions d’années. Leurs conclusions ont été publiées dans le volume de mars 2022 de Avis sur les sciences de la Terre.

Pendant des millions d’années au cours de l’Éocène (il y a 55 à 34 millions d’années), l’Europe de l’Ouest et l’Asie de l’Est ont formé deux masses terrestres distinctes avec des mammifères très différents : les forêts européennes abritaient des animaux endémiques tels que les Paléotheres (un groupe éteint étroitement lié à l’actuel -chevaux d’un jour, mais ressemblant largement aux tapirs d’aujourd’hui), tandis que l’Asie était habitée par une faune plus diversifiée comprenant les familles de mammifères qui existent aujourd’hui sur les deux continents.

On sait qu’il y a environ 34 millions d’années, l’Europe occidentale a été colonisée par des espèces asiatiques, ce qui a conduit à une régénération majeure des vertébrés et à l’extinction des mammifères endémiques, un événement brutal appelé la Grande Inversion. Étonnamment, des fossiles trouvés dans les Balkans indiquent la présence de mammifères asiatiques dans le sud de l’Europe bien avant le Grand Solstice, indiquant une colonisation précoce.

Aujourd’hui, une équipe dirigée par des chercheurs du CNRS vient de trouver une explication à ce paradoxe. Pour ce faire, ils passent en revue les découvertes paléontologiques anciennes, dont certaines remontent au XIXe siècle, et réévaluent parfois leur datation à la lumière des données géologiques actuelles. L’examen a révélé que la région correspondant aux Balkans et à l’Anatolie actuels abritait une faune terrestre homogène, mais différente de celle de l’Europe et de l’Asie de l’Est, pour une grande partie de l’Éocène. Ces animaux exotiques comprenaient, par exemple, des marsupiaux de la convergence de l’Amérique du Sud et des Embrithopoda (grands mammifères herbivores ressemblant à des hippopotames) autrefois trouvés en Afrique. La région devait donc former une masse terrestre unique, séparée des continents voisins.

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L’équipe a également découvert de nouveaux gisements fossiles en Turquie (Büyükteflek) datant d’il y a 38 à 35 millions d’années, qui ont livré des mammifères dont l’affinité était clairement asiatique, et sont les plus anciens découverts en Anatolie à ce jour. Ils ont trouvé des fragments de mâchoires appartenant à des Brontotheres, de grands animaux ressemblant à des rhinocéros qui se sont éteints à la fin de l’Éocène.

Toutes ces informations ont permis à l’équipe de déterminer l’histoire de ce troisième continent eurasien, pris en sandwich entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie, qu’ils ont nommé Balkantolia. Le continent existait en réalité il y a 50 millions d’années2 Et abritant une faune unique, elle a été colonisée par des mammifères asiatiques il y a 40 millions d’années à la suite de changements géographiques encore mal connus. Il semble probable qu’une glaciation majeure il y a 34 millions d’années a créé la calotte glaciaire de l’Antarctique et abaissé le niveau de la mer, reliant les Balkans à l’Europe occidentale, donnant lieu à la Grande Inversion.

Remarques

1 Travaille au Centre de Recherche et d’Enseignement en Géosciences de l’Environnement (CNRS / Aix-Marseille Université / IRD / INRAE) et au Centre de Recherche en Paléontologie – Paris (CNRS / Muséum national d’Histoire naturelle / Sorbonne Université). Un autre laboratoire français, Géosciences Rennes (CNRS/Université Rennes 1) a également contribué à cette étude, ainsi que les universités de Kütahya Dumlupınar et Eskişehir Osmangazi (Turquie) et les universités de Washington, Connecticut, Kansas et Chicago (USA).

2 Les Balkans sont peut-être un vestige du Grand Adria, l’un des continents oubliés de la région méditerranéenne, qui s’est formé il y a plus de 200 millions d’années, mis en évidence par la reconstruction du site tectonique des plaques par Douwe van Hinsbergen et al. Il a été publié dans un article de recherche de 2019.

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Origine de l’histoire :

Matériaux Introduction de CNRS. Remarque : Le contenu peut être modifié en fonction du style et de la longueur.