mai 19, 2022

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VFX Biz bénéficie d’un grand coup de pouce grâce aux nouvelles politiques de production françaises

Depuis un certain temps, le secteur français des effets visuels connaît une grave fuite des cerveaux, car de jeunes professionnels sortent diplômés d’institutions reconnues à l’échelle internationale et emmènent leur talent à l’étranger presque immédiatement.

« Il y a des années, quand j’ai parlé avec des étudiants de [the renowned school] ArtFX, environ 95 % d’entre eux prévoyaient de partir après l’obtention de leur diplôme », explique le superviseur des effets visuels Emmanuel Pitchero. « Ce n’est que lorsque j’ai consulté les étudiants diplômés de cette année que j’ai vu beaucoup d’entre eux changer d’avis sur le fait de rester en France. »

Ce qui a changé, bien sûr, a beaucoup à voir avec le plan fiscal français récemment remanié, qui offre désormais une réduction de 40 % sur les produits qui dépensent au moins 2,27 millions de dollars dans les studios VFX locaux.

Au cours des deux années qui ont suivi la mise en œuvre du plan, des projets tels que « The Last Duel », « John Wick: Chapter 4 » et six autres grandes productions internationales ont été persuadés d’apporter des effets visuels significatifs à la Gaule. Une animation française est également requise.

Alors que de nouvelles offres d’emploi continuent d’être soumises (bien qu’elles ne puissent pas partager de noms, des sources du CNC France indiquent que le nombre de projets étrangers pourrait facilement doubler d’ici la fin de 2022), il en va de même pour le nombre de professionnels français vivant actuellement à l’étranger. . . .

Le premier d’entre eux est Emmanuel Pechero. Après son départ pour l’Angleterre en 2011, l’artiste des effets sonores a pu aider des films réalisés par Ridley Scott, The Wachowskis, Tim Burton et Jonathan Glazer, donnant au Français d’origine un avant-goût de la grande production et un flux de travail très organisé qui permet à de tels projets de voir la lumière du jour. Et Pichiru n’a pas voulu abandonner quand il est retourné dans son pays natal.

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En 2021, Pichereau a participé au lancement de On of Us Paris, une filiale française du studio londonien où il avait travaillé la décennie précédente. Aujourd’hui directeur créatif du bureau de Paris, le professionnel de l’industrie veut attraper le même gros poisson, tant de débutants hautement qualifiés se tournent vers les eaux internationales.

« Les nouveaux diplômés sont avant tout motivés par les projets qu’ils peuvent rejoindre », explique Picchiru. « Lorsque vous passez cinq ans à étudier pour devenir un artiste d’effets visuels, vous donnez la priorité au travail lui-même. Vous recherchez un environnement avec l’infrastructure, le flux de travail et les coéquipiers appropriés pour vous aider à vous démarquer. Nous voulons offrir cela à Paris. »

Pour ce faire, des studios comme One of Us, qui compte 70 employés à Paris et cherche à ouvrir une succursale dans une autre partie du pays, et la société de production indépendante Whisky & Chocolate — qui maintient une ligne plus littérale avec trois full- temps employés — ont organisé leurs structures internes pour répondre à Un modèle industriel plus standardisé. Il est temps d’inscrire les talents français dans le paradigme international.

« Le crédit d’impôt a vraiment changé l’industrie française des effets visuels », déclare Rachel Penfold, co-fondatrice et directrice de One of Us, qui opère depuis Paris. « Et le retour des talents va encore plus changer la donne, car une fois que vous avez suffisamment de talents expérimentés dans votre studio, vous pouvez résoudre n’importe quel problème rapidement et efficacement.

« La portée et l’échelle sont le prochain défi pour la France », dit-elle. « Nous avons créé une méthode de travail plus internationale, nous devons donc maintenant l’étendre en cours de route, afin que les studios se sentent à l’aise pour nous proposer des projets de plus en plus importants. »