Fronde anti-ETA sur le sol français et au Pays basque.

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imagesMercredi 12 octobre, le juge d’instruction anti-terroriste Christophe Teissier ordonnait deux perquisitions pour retrouver Josu Urrutikoetxea, en fuite depuis 2002.
La première perquisition a eu lieu au domicile de la compagne de Josu à Anglet. Les policiers ont pris des photos du domicile, réalisé des copies de son ordinateur et consulté son téléphone portable.
La deuxième perquisition s’est tenue en Ariège, à Durban-sur-Arize où l’homme avait déjà été recherché, en juillet 2013.
Selon Médiabask, la section antiterroriste du parquet de Paris confirme qu’une opération menée conjointement par la sous-direction antiterroriste française, la DGSI et la Guardia Civil a mis à jour une cache d’armes susceptible d’appartenir à ETA dans la forêt de Carlepont, un village de l’Oise. “57 armes de poing ont été trouvées, deux fusils de chasse, et de nombreuses munitions”. Elles sont actuellement en cours d’analyse par la police scientifique.
Le quotidien El Pais, qui cite des sources proches du dossier, souligne que l’opération interviendrait alors qu’ETA a cherché à négocier son désarmement avec le gouvernement français cet été. Des conseillers de François Hollande seraient favorables à des négociations avec ETA et des lettres auraient été envoyées en ce sens à l’Elysée par “des politiques français proches des abertzale”. Manuel Valls et Bernard Cazeneuve seraient eux formellement opposés à la démarche.
Le ministre de l’Intérieur espagnol par intérim Jorge Fernandez Diaz a une nouvelle fois réfuté toute possibilité de négociation.
Le 28 mai 2015, les membres de la Guardia civil et la police française réalisaient une opération similaire à Biarritz, dénoncée à la fois par ETA et par les agents de la Commission internationale de vérification, chargée d’accompagner le processus de désarmement.

9 Commentaires

    • Ah bah oui, sauf que l’Etat continue de se défendre LUI-MEME, en tant que système. On est tous quantité négligeable aux yeux de l’Etat. Même les flics, du pécun, du grouillot ; y en a plein, en plus ; c’est à peine de l’ordre de la victime collatérale, des flics brûlés vifs par des truands. Par contre, des militants qui s’attaquent à l’Etat, ça, ça l’intéresse, l’Etat.

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