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Soupçonnés d’avoir commis une “entrave à la circulation SNCF, des Gilets jaunes dénoncent “une manœuvre d’intimidation”

Bayonne, vendredi 7 février 2020, des Gilets jaunes dénoncent “une manœuvre d’intimidation”

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Rassemblement des syndicats et gilets jaunes devant le commissariat de Bayonne, Vendredi 7 Fevrier 2020. (Photo Bob Edme)

Le 21 janvier, des opposants au projet de réforme des retraites ont bloqué le départ d’un TGV arrêté en gare de Bayonne. Suite à un dépôt de plainte de la SNCF, huit d’entre eux, tous Gilets jaunes, ont été convoqués au commissariat de Bayonne ce vendredi 7 février à 9 heures. Ils sont soupçonnés d’“entrave à la circulation”. Une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles des syndicalistes, étaient présentes dès le matin pour les soutenir. À 13 heures, ils ont donné une conférence de presse.

Quatre personnes se sont rendues à l’audition libre. Trois autres ont refusé, et une dernière n’aurait pas reçu de courrier de convocation. “On m’a demandé ‘étiez-vous là’, ‘combien étiez-vous’ et ‘savez-vous qui était là?’” témoigne Myriam. “Il n’y a que des Gilets jaunes qui ont été convoqués. J’ai demandé à la capitaine pourquoi, mais elle n’a pas souhaité me répondre” poursuit cette retraitée. Au cours de leur audition, les quatre ont refusé de donner leurs empreintes.

Michel est l’un de ceux qui ont séché l’audition, en raison d’un « vice de forme », explique-t-il. « La convocation ne présente ni la date ni lieu de l’infraction et reste très sibylline sur la qualification des faits ». Ce qui d’après lui, constitue une violation de l’article 61-1 du Code de procédure pénale. « Les conditions n’étaient pas réunies pour que je puisse être entendu librement. En obtempérant à cette convocation, je me serais mis moi-même dans l’illégalité », a-t-il estimé.

Pour Michel, si cette affaire devait se terminer au tribunal, le procès serait politique. « On est dans une résistance proportionnée à la pression qu’on subit. On se défend comme on peut face à ce régime autoritaire ». Les Gilets jaunes considèrent que « lorsque 61 %, selon les derniers sondages, de nos concitoyens s’opposent à cette réforme des retraites et que malgré tout le gouvernement s’obstine à nous l’imposer, nous pouvons affirmer que nous vivons sous un régime autoritaire ». Pour Romain, cette convocation est une « manœuvre d’intimidation et de dissuasion » visant à les « museler ».

Dans leur communiqué de presse, les Gilets jaunes soulignent que « [leurs] actions s’inscrivent dans le cadre d’une désobéissance civile et citoyenne. L’article 35 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 légitime la désobéissance civile même si ce texte n’a pas été repris dans la Constitution de 1958. Nous le déplorons ».

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