Cyberaction N° 919: Qu’ont-ils fait de nos grèves !

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Mardi 1 août 2017,

La Grandville à Hillion, en Bretagne. Plage interdite, plage proscrite, marquée du sceau de l’infamie, comme trois autres plages sur la commune. L’hydrogène sulfuré rode au coin d’un rocher, sous une couche épaisse d’algues échouées là depuis des jours. La pestilence
mortelle balance son air putride au gré des vents. Sable noirci, sable sali, sable meurtri, sable sans vie.

 

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Cyberaction mise en ligne le 01 août 2017
Proposée par Cyberacteurs
En partenariat avec Halte Aux Marées Vertes, Sauvegarde du Trégor, Sémaphore, Douarnenez Baie de Nature Environnement, Sous le Vent les Pieds sur Terre, Force 5, Côtes d’Armer Nature Environnement, Coordination Verte et Bleue, ASPF

Elle prendra fin le : 01 novembre 2017

Plus d’infos

algues vertesNous en appelons à Jean Grenier, Louis Guilloux, Georges Palante, qui ont tant écrit sur la Baie de Saint-Brieuc. Regardez ce qu’en un demi-siècle des gouvernants de l’économie et de la politique ont fait de nos grèves ! Ils nous ont volé l’infini de leur beauté que vous avez tant aimé, tant chanté. Il suffisait d’un rai de lumière matinale pour que la grève blanche et le flux bleu s’embrasent à l’unisson. Que de fois le maître a partagé avec ses deux élèves ce spectacle, cette joie si forte, ce plaisir simple d’une communion avec la majesté du monde !
Que sont nos grèves devenues ? De mornes étendues désertes où le vert pisseux des algues le dispute au noir sombre de leur pourriture. Encore que ce sinistre jeu de couleurs n’est rien à côté de l’odeur de mort qui imprègne le paysage tout entier. Devant ce désastre sanitaire, les autorités publiques signent le décret de leur impuissance coupable. L’accès au domaine public maritime garanti depuis des siècles est aujourd’hui interdit parce qu’on ne peut plus ramasser les algues tueuses. Terrible aveu de l’échec de ces politiques publiques qui ont la prétention à coups de millions d’euros de sauver la Bretagne de cette pollution.
C’est assez ! Il faut en finir avec ces faux-semblants. A quoi sert-il d’accompagner une agriculture intensive, nécessairement productrice d’excédents d’azote, d’augmenter au gré des aléas climatiques la production de marées vertes et de creuser toujours plus la dépense publique pour rien ? Il faut enfn mettre en oeuvre les cultures à forte valeur ajoutée qui rendent aux rivières leur qualité d’eau de source sur ces 7% de la surface agricole utile bretonne qui produisent les marées vertes. C’est la condition pour que plus personne ne meurt intoxiqué sur nos côtes. C’est la condition pour que nul ne soit privé de l’accès au littoral. C’est la seule manière de réparer l’immense préjudice écologique que subissent nos côtes et nos estuaires.
Nous demandons aux autorités de la République, en Bretagne et à Paris, de prendre
urgemment les mesures qui s’imposent. Nous leur demandons de ne pas reconduire les plans algues vertes qui ont fait la preuve de leur échec. Nous leur demandons de prendre modèle sur les expériences françaises et étrangères, à Vittel, à Augsbourg ou ailleurs, qui ont permis de réconcilier l’agriculture avec une eau pure. Nous leur demandons de rendre à la Bretagne sa fierté, pour qu’elle ne soit pas conduite au déni des marées vertes pour ne plus en avoir honte. Nous leur demandons tout simplement de rendre aux générations futures cette magie des grèves qu’ont si bien écrite Jean Grenier, Louis Guilloux et Georges Palante. Que ces mots de chair et d’esprit ne soient plus lettres mortes échangées dans quelques salons feutrés.
Que nos enfants baignés de sable et de lumière retrouvent l’innocence perdue qu’ont vécu dans ces lieux nos grands auteurs. Que le cauchemar cesse pour que la vie reprenne.
Yves-Marie Le Lay, André Ollivro, Claude Fustier, Corinne Gravigny, François Luce, Josette et Yannick Corbin, Jean Hascoet, Pierre-Yvon Boisnard, Françoise et Alain Pilidjan, Anne Oppetit, Philippe Allot, Marie-Thérèse et Gérard Clech, Alain Uguen, Thierry Dereux, Anne-Marie Geffroy, Patrice Desclaud, Marie-Hélène Hernot, Charline Griffon, Georges Bourhis,Erwan Chotard, Sylvie Gourdon, Marie Langlois, Jean-Marc Fontaine, Yvon Grénés, Mandfred Graboswski, Jean-Yves Pontailler, Janine Guinard, Laurence Allix.
Avec le soutien des associations <strong>Halte Aux Marées Vertes, Sauvegarde du Trégor,Sémaphore, Douarnenez Baie de Nature Environnement, Sous le Vent les Pieds sur Terre, Force 5, Côtes d’Armer Nature Environnement, Coordination Verte et Bleue, ASPF </strong>

Nous vous proposons d’interpeller le Conseil Régional de Bretagne
283 avenue du Général Patton CS 21101 35711 Rennes Cédex 7
presidence@bretagne.bzh.
Secrétariat : 02 99 27 10 10PDF à télécharger pour plus d’infos

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Récapitulatif

Cette cyberaction va envoyer un courrier électronique à presidence@bretagne.bzh
Avec les éléments suivants :

  • Sujet : Que sont nos grèves devenues ?
  • Message : Monsieur le Président
    Que sont nos grèves devenues ? De mornes étendues désertes où le vert pisseux des algues le dispute au noir sombre de leur pourriture. A quoi sert-il d’accompagner une agriculture intensive, nécessairement productrice d’excédents d’azote, d’augmenter au gré des aléas climatiques la production de marées vertes et de creuser toujours plus la dépense publique pour rien ?
    En soutien aux ONG je vous demande de prendre urgemment les mesures qui s’imposent pour réconcilier l’agriculture avec une eau pure.
    Veuillez voire en ma vigilance sur vos décisions.
Vous pouvez modifier le sujet et le texte de cette cyberaction en choisissant l’option “modifier des éléments” ou “me connecter et modifier”

 https://www.cyberacteurs.org

 

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