Les députés de la République actent la disparition de l’élevage français

Mercredi 24 juillet 2019,Après avoir proféré des informations tronquées notamment sur les farines animales, les députés de la majorité ont tranché, la souveraineté alimentaire européenne passe après la mondialisation et la recherche de profits. Les agriculteurs de la CR ont déployé une énergie folle pour faire comprendre aux députés que le CETA est un danger tant pour les consommateurs que pour les producteurs en leur écrivant à plusieurs reprises, en les rencontrant dans leurs circonscriptions, en venant devant l’Assemblée nationale lors du premier débat. Malgré cela et les alertes des ONG et de l’ensemble de la société civile, une majorité de députés a voté POUR la ratification de l’accord commercial avec le Canada (CETA). « Ils veulent se rassurer en prétendant qu’il y aura des contrôles sur les viandes d’importation, mais déjà qu’ils ne parviennent pas à faire appliquer la transparence des origines des viandes en restauration collective… Comment voulez-vous que l’on ait encore confiance en eux ? » s’alarme Noël Entraygues, éleveur dans l’Aveyron.

Condamnation sans appel de l’élevage français
En signant le CETA, les députés s’engagent à accueillir sur le territoire français et européen de la viande bovine issue d’animaux nourris aux farines animales et notamment de ruminants (29 sont actuellement autorisées par la réglementation canadienne) et ayant reçu des antibiotiques activateurs de croissance. Ils s’engagent également à faire baisser le prix de la viande bovine payée aux éleveurs d’environ 16 % quand les Canadiens rempliront leurs quotas. Ils remettent également en cause tous les efforts d’adaptation que les éleveurs ont réalisés depuis des décennies pour fournir aux consommateurs une viande saine et produite dans le respect des règles environnementales les plus strictes et du bien-être animal.

Totale incohérence avec l’esprit des EGA
Il y a quelques mois seulement, ces mêmes députés adoptaient pourtant la loi sur les États généraux de l’alimentation et son article 44 qui interdit l’importation de denrées agricoles ou alimentaires ne respectant pas les exigences de la réglementation européenne… La Coordination Rurale regrette ce manque cruel de cohérence et cette nouvelle preuve de versatilité de la part de la majorité parlementaire.

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