Pour une Bretagne indépendante et multiculturelle !

Samedi 20 juin 2020, Il est trop souvent fait l’amalgame entre indépendantisme et enfermement identitaire. L’idée de l’indépendantisme souffre d’une image négative assimilée aux idéologies racistes, suprémacistes et colonialistes.

En effet, ces idéologies ont largement contribué à galvauder, à force d’exactions nauséabondes à l’encontre de populations stigmatisées, ces mots de nation et d’indépendance. Une nation n’est en aucun cas restreinte à une identité culturelle unique qui engendrerait inévitablement l’appauvrissement de celle-ci. De même, le nationalisme ne peut se limiter à des idées de droite et d’extrême droite. La charte de Douar ha Frankiz est explicite sur le sujet : «Nationalistes, nous rejetons le modèle assimilationniste français et affirmons le droit à la pluralité des identités – y compris communautaires – au sein d’une nation commune». Et pour cause ! La multiplicité des cultures et le respect de chacune d’elles au sein de la nation bretonne est la promesse de l’épanouissement de toutes et tous.

La diversité culturelle de la Bretagne s’exprime de fait, au premier plan, par ses deux langues historiques, le gallo et le breton, faites elles-mêmes de variantes donnant leurs couleurs à chaque pays breton. Il est de fait inconcevable d’imaginer une Bretagne libre et indépendante en excluant une partie de ses habitants•tes. Ainsi, les échanges culturels avec d’autres peuples opérés à travers l’Histoire de la Bretagne et les apports inestimables qu’ils ont engendrés ont façonné la Bretagne que nous connaissons aujourd’hui. Son expression culturelle et artistique contemporaine rayonne de cette mixité des populations.

Ainsi, à Douar ha Frankiz, nous nous battons pour l’indépendance de la Bretagne et son pluriculturalisme respectueusement ouvert sur le monde !

Notre nationalisme est lié à son temps, il se bat contre un système global, inhumain et destructeur, il n’a pas comme but ou comme façon d’être de stigmatiser un groupe ou une population. C’est justement ça, construire la Bretagne libre de demain.

Stéphanie, militante pour Douar ha Frankiz

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1 COMMENT

  1. Une seule solution, de mon point de vue : Le fédéralisme européen dans un France fédérale. Je me demande si les Français ne se sentent pas tous parisiens dès qu’il s’agit de politique. Ce n’est pas le cas des Bretons, des Corses ou des Alsaciens, mais, à part Lille Marseille, Bordeaux aussi peut-être, les autres sont sans visage officiel, inconnus des couloirs de la république parisienne. Donc en France l’idée fédéraliste qui reconnaît l’existence de TOUS ses composants a du mal à faire son chemin. La France UNE ET INDIVISIBLE veut bien mutiler ses provinces mais elle ne prend le fédéralisme en considération que comme signal de morcellement et de défaite. C’est idiot, mais c’est comme ça … pour l’instant.

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